Sonatrach : L’eau dessalée pour alimenter la pétrochimie
Le dessalement de l’eau de mer n’est plus seulement une réponse à la soif des villes. Mouloud Hachlaf, assistant du PDG de la Société algérienne de dessalement de l’eau, filiale de Sonatrach, y voit désormais un outil stratégique pour la sécurité hydrique du pays comme pour l’industrie, la pétrochimie en tête. Il s’est exprimé mardi à Oran, en marge de la 14e édition du Salon et Conférence de l’énergie et de l’hydrogène (NAPEC 2026), qui se tient au Centre des conventions Mohamed Benahmed. Selon lui, le rôle des stations s’est élargi à l’alimentation des grands pôles industriels. L’exemple le plus parlant est celui de Kahrama, à Arzew, qui destine plus de la moitié de sa production à la zone pétrochimique de la région. Un projet du même type pour la zone industrielle de Skikda a été lancé en juin dernier. Sur le plan des performances, M. Hachlaf assure que les cinq grandes usines du pays, dont celle de Cap Blanc à Oran, tournent à plein régime. Depuis leur mise en service, elles ont livré plus de 500 millions de mètres cubes d’eau potable, soit plus de 100 millions en moyenne par installation. Pour lui, ces chiffres confirment « la réussite du pari » de la gestion et de la maintenance de ces infrastructures vitales, grâce aux compétences et aux efforts des travailleurs algériens. Le responsable est aussi revenu sur le deuxième programme complémentaire de grandes usines de dessalement, approuvé par le président Abdelmadjid Tebboune. La première tranche, qui concerne Tlemcen, Mostaganem et Chlef et a été confiée à des entreprises nationales, avance selon lui à « un rythme accéléré ». L’aménagement des sites, les relevés topographiques et les études techniques ont atteint des stades avancés. Le premier coulage de béton interviendra « dans les prochains jours », ce qui marquera le début de la réalisation proprement dite et de l’installation des équipements.
R.E.

