Algeria Bid Round 2026 : Les offres attendues en janvier, les contrats signés en mars 2027
Les compagnies pétrolières qui lorgnent sur les sept périmètres proposés par l’Algérie connaissent désormais le calendrier. Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a annoncé lundi à Oran que la présentation des offres du round 2026 aura lieu en janvier 2027 et que les contrats seront signés en mars de la même année, tandis qu’Alnaft a fixé au 26 novembre 2026 la date limite du dépôt des dossiers. C’est à l’ouverture de la 14e édition du Salon et Congrès de l’énergie et de l’hydrogène pour l’Afrique et le bassin méditerranéen, le NAPEC 2026, que M. Arkab a livré ces échéances. La manifestation se tient jusqu’au 7 octobre au Centre international des conférences Mohamed Ben Ahmed. Le ministre est revenu sur l’appel international lancé en avril par l’Agence nationale pour la valorisation des hydrocarbures (Alnaft), destiné à relancer l’exploration et l’investissement dans le secteur. Le président d’Alnaft, Abdelkader Cherfaoui, a ensuite dressé un premier bilan de l’engouement suscité. Près de 60 entreprises se sont manifestées, dont la moitié a déjà consulté les données techniques et les salles de données virtuelles ouvertes depuis le 1er juin. Un intérêt qu’il juge révélateur de l’attractivité de l’amont algérien. Pour lui, « l’Algérie dispose de solides atouts pour attirer des investissements à long terme », en raison de son potentiel, de la diversité de son domaine minier, de son expertise, de ses infrastructures et de sa proximité avec les grands marchés. M. Cherfaoui a aussi voulu rassurer sur la méthode. Alnaft ne se contente pas de promouvoir des opportunités, a-t-il expliqué, elle entend se positionner en partenaire institutionnel fiable, en facilitant le dialogue, en soutenant l’investissement, en encourageant l’innovation et le transfert de technologies. Quatre principes guident cette démarche : la transparence, la compétitivité, la confiance et le partenariat.
Sur le terrain, sept zones sont mises en jeu. Il s’agit d’El Borma II et d’El M’Zaid Nord à Ouargla, d’Illizi centre I et d’Est Bordj Omar Driss I à Illizi, d’El Hadjira III à Touggourt, de Touggourt Sud, ainsi que d’El Benoud Est à El Bayadh. La plupart sont proposées en contrat de partage de production, sauf Est Bordj Omar Driss, offerte en contrat de participation. El M’Zaid Nord compte cinq gisements prometteurs, estimés à près de 100 millions de barils, et Touggourt Sud affiche des ressources prévisionnelles de plus de 576 millions de barils.
Au total, l’ancien président d’Alnaft avait évoqué sur les ondes de la radio nationale « environ 1,8 milliard de barils de ressources » cumulées, auxquels s’ajoutent des ressources gazières et des réserves déjà découvertes de 239 millions de barils. Ces données, avait-il précisé, constituent « la base des offres » qui permettra aux investisseurs de bâtir leurs programmes. Le précédent round, celui de 2024, avait vu l’ouverture des plis en juin 2025 et l’attribution de cinq licences d’exploration à TotalEnergies, QatarEnergy, au consortium ENI-PTTEP, à ZPEC, à Zangas-Filada et à Sinopec.
Amar Malki
Signature de deux conventions d’études entre ALNAFT et la société vietnamienne PVEP
Deux conventions ont été signées, mardi à Oran, entre l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) et la Vietnam Oil and Gas Exploration Production Corporation (PVEP), portant sur l’étude des possibilités d’amélioration de la récupération des hydrocarbures au niveau des gisements de Rhourde El Baguel et de Bir El Aïssa, dans la région de Berkine, dans le Sud-Est algérien. Les deux conventions, ont été signées en marge de la 14e édition du Salon et Conférence sur l’énergie et l’hydrogène pour l’Afrique et le bassin méditerranéen « NAPEC-2026″, en présence du président-directeur général d’ALNAFT, Abdelkader Cherfaoui, et de l’ambassadeur de la République socialiste du Vietnam en Algérie, Vu Duy Long. L’ambassadeur vietnamien a qualifié ces deux accords, d’ »étape concrète dans le renforcement de la coopération entre les entreprises vietnamiennes et leurs partenaires algériens dans le secteur des hydrocarbures ». Il a également rappelé que, pour le Vietnam, l’Algérie constitue « un partenaire important en Afrique et dispose d’un potentiel considérable de coopération dans le secteur de l’énergie ». D’une durée de 12 mois chacune, les conventions visent à optimiser l’exploitation des ressources en hydrocarbures déjà découvertes, tout en améliorant les taux de récupération des réserves. Elles portent notamment sur l’évaluation des possibilités techniques permettant d’augmenter la récupération des hydrocarbures dans les deux gisements, à travers l’analyse des données disponibles et l’étude du comportement des réservoirs.
APS

