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Lutte contre le narcotrafic : Les services de sécurité sur tous les fronts

Lutte contre le narcotrafic : Les services de sécurité sur tous les fronts

Six réseaux démantelés à l’ouest, au centre et au sud du pays, plus d’un quintal de kif traité venu du Maroc saisi,  quelques jours après l’interception de près de 110 kg de cocaïne dans le Grand Sud. En quelques jours, la Sûreté nationale a multiplié les opérations contre le narcotrafic, au moment où la justice durcit nettement le ton.

Les services de la Sûreté nationale ont démantelé six réseaux criminels organisés spécialisés dans le trafic de drogues au cours de la semaine écoulée, avec à la clé la saisie de 1 quintal et 13 kg de kif traité en provenance du Maroc, a annoncé ce samedi la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué. Menées à Oran, Tlemcen, El Oued et Tipaza, ces opérations ont permis l’arrestation de 21 personnes. Les enquêteurs ont aussi récupéré des sommes d’argent en dinars, produit présumé de l’activité criminelle, ainsi qu’un camion, huit véhicules de différents types et deux motos servant aux déplacements et au transport des chargements. Un fusil de cinquième catégorie, des armes blanches prohibées et des comprimés hallucinogènes figurent également parmi les saisies. Les mis en cause ont été présentés tour à tour devant les procureurs de la République près les tribunaux d’Oran, d’El Oued, de Tlemcen et de Tipaza.

Quelques jours plus tôt, c’est le Grand Sud qui était au cœur de l’actualité. Dans un communiqué publié jeudi, la DGSN faisait état du démantèlement de deux autres réseaux et de l’arrestation de dix individus, dont une ressortissante étrangère, lors d’opérations à Tamanrasset et In Salah. À Tamanrasset, la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) a interpellé huit suspects et saisi plus de 82 kg de cocaïne, ainsi que 1,2 million de dinars, deux véhicules de tourisme et une moto. À In Salah, la première Sûreté urbaine a arrêté deux personnes et découvert plus de 27 kg de la même drogue, soigneusement cachés dans des cavités aménagées dans la structure d’un véhicule. Deux tout terrain ont été saisis. Au total, les deux opérations représentent près de 110 kg de cocaïne.

Ces résultats s’inscrivent dans un contexte marqué par une mobilisation ferme contre les réseaux transnationaux de narcotrafic, au moment où le corpus judiciaire a connu un net durcissement. Il y a environ deux semaines, le tribunal criminel près la cour d’Alger a condamné neuf personnes à la peine capitale, dont trois présentes à l’audience et six jugées par défaut, dans une affaire de trafic portant notamment sur 113 kg de cocaïne et plus de 225 000 comprimés de prégabaline. Ces verdicts sont rendus dans le cadre de la loi 25-03 du 1er juillet 2025 sur la prévention et la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants.  Dans le Sud, la cocaïne arrive par des filières qui transitent par l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, et des localités comme Tamanrasset, In Salah ou Bordj Badji Mokhtar reviennent régulièrement parmi les points sensibles des itinéraires de contrebande. Les voies multiples et les cachettes ingénieuses rendent la tâche des services de sécurité d’autant plus exigeante.

Sofia ChahineSix réseaux démantelés à l’ouest, au centre et au sud du pays, plus d’un quintal de kif traité venu du Maroc saisi,  quelques jours après l’interception de près de 110 kg de cocaïne dans le Grand Sud. En quelques jours, la Sûreté nationale a multiplié les opérations contre le narcotrafic, au moment où la justice durcit nettement le ton.

Les services de la Sûreté nationale ont démantelé six réseaux criminels organisés spécialisés dans le trafic de drogues au cours de la semaine écoulée, avec à la clé la saisie de 1 quintal et 13 kg de kif traité en provenance du Maroc, a annoncé ce samedi la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué. Menées à Oran, Tlemcen, El Oued et Tipaza, ces opérations ont permis l’arrestation de 21 personnes. Les enquêteurs ont aussi récupéré des sommes d’argent en dinars, produit présumé de l’activité criminelle, ainsi qu’un camion, huit véhicules de différents types et deux motos servant aux déplacements et au transport des chargements. Un fusil de cinquième catégorie, des armes blanches prohibées et des comprimés hallucinogènes figurent également parmi les saisies. Les mis en cause ont été présentés tour à tour devant les procureurs de la République près les tribunaux d’Oran, d’El Oued, de Tlemcen et de Tipaza.

Quelques jours plus tôt, c’est le Grand Sud qui était au cœur de l’actualité. Dans un communiqué publié jeudi, la DGSN faisait état du démantèlement de deux autres réseaux et de l’arrestation de dix individus, dont une ressortissante étrangère, lors d’opérations à Tamanrasset et In Salah. À Tamanrasset, la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) a interpellé huit suspects et saisi plus de 82 kg de cocaïne, ainsi que 1,2 million de dinars, deux véhicules de tourisme et une moto. À In Salah, la première Sûreté urbaine a arrêté deux personnes et découvert plus de 27 kg de la même drogue, soigneusement cachés dans des cavités aménagées dans la structure d’un véhicule. Deux tout terrain ont été saisis. Au total, les deux opérations représentent près de 110 kg de cocaïne.

Ces résultats s’inscrivent dans un contexte marqué par une mobilisation ferme contre les réseaux transnationaux de narcotrafic, au moment où le corpus judiciaire a connu un net durcissement. Il y a environ deux semaines, le tribunal criminel près la cour d’Alger a condamné neuf personnes à la peine capitale, dont trois présentes à l’audience et six jugées par défaut, dans une affaire de trafic portant notamment sur 113 kg de cocaïne et plus de 225 000 comprimés de prégabaline. Ces verdicts sont rendus dans le cadre de la loi 25-03 du 1er juillet 2025 sur la prévention et la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants.  Dans le Sud, la cocaïne arrive par des filières qui transitent par l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, et des localités comme Tamanrasset, In Salah ou Bordj Badji Mokhtar reviennent régulièrement parmi les points sensibles des itinéraires de contrebande. Les voies multiples et les cachettes ingénieuses rendent la tâche des services de sécurité d’autant plus exigeante.

Sofia Chahine

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