La jeunesse face au fléau de la drogue : Le mouvement associatif appelé à passer à l’offensive
Pas moins de militants associatifs venus de 40 wilayas se sont donné rendez-vous à Alger pour dresser un front commun contre la drogue. La 4e édition du Forum du mouvement associatif et de la citoyenneté s’est ouverte samedi sous le slogan « Une jeunesse consciente, une société sans drogues », avec un objectif affiché : faire du tissu associatif un partenaire de premier plan dans la prévention, en lien avec l’ensemble des acteurs concernés. Organisée sous le patronage du ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, et du ministre, wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabehi, la rencontre se tient sur deux jours. Elle réunit des représentants des secteurs concernés, des associations, mais aussi des experts et des universitaires. L’idée est d’en faire un espace de dialogue et d’échange d’expertises pour resserrer la coordination entre les intervenants et mettre au point des mécanismes de prévention concrets et efficaces, afin de mieux protéger les jeunes. Au menu des travaux, des séances et des ateliers interactifs consacrés aux mesures prises pour lutter contre les stupéfiants et en prévenir la consommation, avec à la clé des propositions pratiques à formuler.
Dans son allocution, le directeur de la jeunesse, des sports et des loisirs de la wilaya d’Alger, Adel Tedjar, a insisté sur la gravité du fléau. Cette édition, a-t-il expliqué, vise à « mettre l’accent sur la dangerosité des drogues et des psychotropes, étant une menace qui cible les capacités de notre jeunesse et la résilience de notre société ». D’où, selon lui, l’impératif d’« intensifier les efforts, d’assurer la complémentarité des rôles et de mobiliser l’ensemble des acteurs » pour faire face au phénomène « avec toute la fermeté, la conscience et la responsabilité requises ». M. Tedjar a également plaidé pour que soit consacré « le rôle central et actif » du mouvement associatif de jeunesse et sportif, présenté comme un « partenaire essentiel sur le terrain en matière de prévention et de lutte ». Pour le secteur de la jeunesse, a-t-il précisé, la prévention passe d’abord par « la dynamisation et l’animation des différents espaces dédiés aux jeunes et des espaces de proximité », appelés à devenir des lieux d’accueil pour les créations des jeunes, les activités sportives, culturelles et de volontariat. Il a ajouté que les ateliers devront déboucher sur des mécanismes d’action sur le terrain et des partenariats durables, afin d’ériger les associations en « force de proposition » et de faire des jeunes des « acteurs dans l’élaboration des solutions et la protection de leur société ». Représentant le wali d’Alger, le wali délégué de la circonscription administrative de Bouzaréah, Mourad Rabah Yezza, a vu dans ce forum un « espace de dialogue, d’échange d’expériences et d’unification des efforts entre les différents acteurs ». Ce type d’initiatives, a-t-il noté, contribue à la sensibilisation, au renforcement de la culture citoyenne et à l’ancrage des valeurs de responsabilité, tout en encourageant les jeunes à rejoindre les activités culturelles et sportives. La wilaya d’Alger y accorde une grande importance, car, a-t-il soutenu, « la protection des jeunes contre le fléau de la drogue est une responsabilité collective qui exige une action de terrain continue et une coordination permanente entre les différents secteurs, les collectivités locales et les associations actives ».
À l’ouverture des travaux, une minute de silence a été observée à la mémoire des martyrs, à l’occasion de la Journée nationale de l’émigration, qui commémore les manifestations du 17 octobre 1961.
Malik Meziane

