Pas d’arrêt du championnat

Ligue 1

La décision est prise, et elle est irrévocable : le championnat de Ligue 1 ira jusqu’au bout, et ceux qui ont appelé à son arrêt prématuré doivent revoir leur copie.

Au niveau de la Fédération algérienne de football, l’on attendait avec impatience que tout soit plus clair sur l’avenir de la saison actuelle, puisqu’il reste 8 journées à jouer, et qui ne peuvent, donc, être bouclées qu’à la mi-août. Le patron de la FAF, Charaf Eddine Amara, était sous pression mais a fini par trancher, en compagnie de ses proches collaborateurs, à leur tête son vice-président, Yacine Benhamza. Installé à la tête de la Commission de réforme des compétitions de la FAF, l’enfant de Saïda était un partisan de la poursuite du championnat et a été appuyé, par la suite, par les techniciens qui sont venus renforcer sa structure. Une réunion s’est tenue a la fin de la semaine dernière, et la décision d’aller au terme du championnat a été maintenue. Seule chose qui pourrait changer, celle concernant le championnat des équipes de la réserve, qui devrait être arrêté.

Une autre réunion aura lieu mardi et c’est lors de ce rendez-vous que tout sera acté et communiqué sur les supports de communication de l’instance fédérale. La sortie de Benhamza n’a pas plu à tout le monde. Plusieurs présidents de clubs militent, en effet, pour un arrêt, évoquant des conditions climatiques difficiles, ainsi que la crise financière qui ne permet pas à plusieurs clubs d’aller jusqu’au bout. Mais sur le plan réglementaire, il faut savoir que la FAF ne peut prendre une décision pareille, du fait qu’elle ne s’appuie sur aucun article de loi. Pour activer l’article 82 de ses statuts (concernant les cas non-prévus et les cas de force majeure), l’instance fédérale ne dispose d’aucun motif, dont l’impossibilité, réglementairement, de mettre un terme à la saison. Lors de l’exercice écoulé, la FAF, présidée alors par Kheïreddine Zetchi, avait décidé d’arrêter le championnat avant son terme, mais les motifs y étaient, à savoir la situation sanitaire ayant contraint les autorités algériennes à fermer toutes les infrastructures sportives. Chose qui n’est pas le cas cette fois-ci. Au train où vont les choses, l’on se dirige droit vers un bras de fer entre les clubs et la Fédération, mais cette dernière ne semble pas être gênée et ira jusqu’au bout de sa décision. Mardi, tout sera plus clair. 

Abderrahim Mahious