Ammar Belhimer, ministre de la Communication : La loi sur l’information sera promulguée après son adoption par le Parlement

La coopération entre l’Algérie et l’Egypte notamment dans le domaine des médias et de l’information est à même de donner un élan positif en matière de partenariat entre les deux pays, selon le ministre de la Communication. Ammar Belhimer a affirmé, hier dans un entretien au journal égyptien El Ahram, que « le renforcement de la coopération à travers l’intensification des programmes d’information et des rapports médiatiques qui traitent divers domaines de coopération et des opportunités d’investissement disponibles dans les deux pays peut donner un élan positif et une autre dimension aux perspectives de partenariat stratégique entre l’Algérie et l’Egypte ».D’autant plus, ajoute-t-il, que « le Centre arabe d’échange d’informations et de programmes sis à Alger peut « assurer une base de données journalistiques pour accorder aux pays membres la possibilité d’élaborer des programmes communs avec l’utilisation de la plateforme Menos (mécanisme pour l’échange radiophonique et télévisuel arabe) et renforcer les approches communes concernant les différentes questions arabes de l’heure comme la cause palestinienne qui jouit de l’intérêt des médias arabes en général et des médias algériens en particulier ».

Le ministre de la Communication, qui a également évoqué le développement des médias algériens, a fait savoir que ce créneau est fondé sur deux axes qui sont, précise-t-, « le passage d’une presse de papier à une presse numérique et la domiciliation juridique et technologique de l’activité des chaînes télévisées privées », en plus de l’élargissement de l’offre de l’Entreprise publique de télévision (EPTV) qui est déjà matérialisée dans la création de deux nouvelles chaînes thématiques El Dhakira et El Maarifa.

La nouvelle loi sur l’information a également été au centre de l’entretien. A ce chapitre, Ammar Belhimer dira que son département œuvre « actuellement sur son adaptation avec la philosophie de la nouvelle Constitution qui consacre l’exercice libre et serein du métier de journaliste en dehors de toute restriction administrative et des calculs restreints ». Après son examen et son adoption par les nouveaux membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) et sa signature par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le texte de loi en question, précise-t-il, sera promulgué.

Abordant la vie politique nationale après les dernières élections législatives, le ministre de la Communication a estimé que l’Algérie « est sur la voie d’élargissement et d’approfondissement de la démocratisation de ses institutions souveraines nationales conformément aux engagements du président de la République contenues dans son programme et sa campagne électorale ». Une démocratisation qui se poursuivra, précise-t-il, plus confortablement « sous le regard d’une Assemblée populaire nationale émanant de la volonté du peuple algérien et qui répond à ses aspirations quant au changement souhaité et exprimé lors de son Hirak béni le 22 février 2019 qui a permis de faire la rupture avec l’ancien mode de Gouvernance ».

Par ailleurs, au chapitre de la lutte contre les organisations terroristes et les mouvements extrémistes, Ammar Belhimer a estimé que le terrorisme est un phénomène criminel mondial « transfrontalier exigeant des pays et gouvernements des solutions concrètes pour l’éradiquer » et l’Algérie rappelle-t-il, « n’avait pas échappé aux affres du terrorisme barbares durant les années 1990, tout comme l’Egypte ». Cette expérience a été à l’origine de l’émergence d' »une nouvelle approche » bilatérale  » qui a de tout temps été défendue par l’Algérie qui a appelé à la nécessité de privilégier les solutions nationales à travers le dialogue entre les enfants du même pays loin des ingérences étrangères et les tensions des intérêts internationaux. Ce travail consiste d’abord à « éliminer l’extrémisme et à tarir les sources de financement du terrorisme » et ensuite à « œuvrer à une relance économique, sociale et politique globale permettant aux peuples de la région la réalisation de leurs aspirations pour vivre en sécurité et en paix et l’accès à une vie digne dans un état de Droit ».

Enfin, le ministre de la Communication qualifiera les relations algéro-égyptiennes d' »historiques, profondes, ancestrales et privilégiées » sans omettre de rappeler que le soutien de l’Egypte, peuple et dirigeants, à l’Algérie pendant la Guerre de libération dans les différents domaines, notamment dans le domaine médiatique en abritant la radio (La Voix de l’Algérie libre et combattante) qui transmettait les informations sur la révolution à l’époque », en sus des articles, les informations et les images d’héroïsme et de solidarité honorables publiés par le journal El-Ahram ». En plus des chefs-d’œuvre des écrivains, journalistes et artistes égyptiens sur la glorieuse Révolution du 1er-Novembre, Belhimer citera l’hymne national algérien « Kassaman » rédigé par le poète algérien Moufdi Zakaria et composé par le musicien égyptien Mohamed Fawzi comme exemple d’une solidarité « immortels » entre l’Algérie et l’Egypte. Le film Djamila produit en 1958 par la grande actrice Majda Essabahi incarnant le personnage de Djamila Bouhired, est, pour Belhimer, « la plus importante œuvre sur la Révolution algérienne et ses héros ».

Akli Amor

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