Zones d’ombre de la wilaya d’Annaba : Des projets de développement en souffrance

Multipliant ses visites d’inspections au niveau des zones d’ombres, le wali d’Annaba, Djamel Eddine Berrimi, est sorti de sa réserve face à la lenteur de l’avancement des projets de développement.

Au cours de sa dernière sortie, effectuée à la daïra d’El Hadjar, qui compte plusieurs zones d’ombres, le wali d’Annaba a affiché sa surprise face à la lenteur des projets, devant améliorer un tant soit peu le quotidien des populations. Mais, c’est surtout l’indifférence des élus et responsables de cette daïra qui ont suscité l’ire du chef de l’exécutif local.  Celui-ci n’a pas mâché ses mots pour rappeler à l’ordre les responsables en charges des zones d’ombres et surtout leur signifier que « celui qui n’est pas en mesure d’assumer ses responsabilités et remplir les engagements de son poste, peut partir ». Mieux encore, le responsable  a lancé haut et fort que « la nouvelle Algérie se base sur la confiance des citoyens envers leurs institutions. Une confiance qui doit être ». Pour le wali d’Annaba, le retard, pour ne pas dire le déficit, est flagrant dans l’amélioration du cadre de vie et la prise en charge en considération des préoccupations des populations des zones d’ombre, dont la plupart font face à un quotidien insoutenable. Lors de son périple dans les zones d’ombre d’El Hadjar, le wali d’Annaba s’est dit outré par des agissements irresponsables. Au vu de l’état des projets stagnants, le premier responsable de la wilaya a violemment  tiré à boulets rouges sur les responsables locaux défaillants. Il a aussitôt  décidé d’adopter un autre rythme de travail, ciblant les projets en souffrance. Le chef de l’exécutif local a imposé une course contre la montre pour la relance et la réception des projets et travaux dans les meilleurs délais, tout en sommant sur un ton dur :« je ne tolérerais aucun défaillance ni  excuse ».  Il est à noter que la colère du wali s’explique par le quotidien pénible des populations des zones d’ombre. Ces dernières, à chaque visite de Djamel Eddine Berrimi , ne cessent de revendiquer la prise en charge de leurs doléances. Ces dernières sont en rapport avec des projets restés depuis leur lancement en hibernation. Or, les moult revendications sont  restées malheureusement lettre morte, pour les élus et les responsables locaux d’El Hadjar. Autre constat, tous les chantiers sont à l’arrêt pendant que d’autres n’ont même pas été lancés. Il s’agit notamment  de projets d’habitations de plusieurs localités, au profit des populations déshéritées et enclavées.  Les projets concernent aussi l’ouverture des piste, la réfection des routes défectueuses, l’évacuation des eaux usées et surtout  le raccordement  aux réseaux d’eau potable, de gaz et d’électricité. Des projets qui devraient être, selon des habitants, engagés avec pour effet immédiat de désenclaver les douars et villages enclavés.  Des opérations qui ne présentent aucune entrave, surtout que leur financement est octroyé  sur le budget de la wilaya.  Si 80% des projets dédiés aux zones d’ombres dans la wilaya d’Annaba, ont été réalisés  et en voie d’achèvement, la réalité  est toute autre, pour la daïra d’El Hadjar. Il est utile de rappeler que l’amélioration des conditions de vie dans les zones d’ombre est l’une des priorités duprésident de la République.  

SOFIA CHAHINE

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