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Sud-Est du Nigeria : Un inspecteur de police tué par des hommes armés

La police nigériane a annoncé hier la mort d’un inspecteur de police dans une embuscade tendue par des hommes armés dans le Sud-Est du Nigeria, où les attaques ciblées contre la police ont fait plusieurs dizaines de morts depuis le début de l’année. Des hommes armés ont ouvert le feu dimanche sur une patrouille de police dans la ville commerciale d’Onitsha dans l’Etat d’Anambra, a déclaré un porte-parole de la poIice locale, IkengaTochukwu, dans un communiqué. »Les assaillants dans une voiture Sienna (…) ont commencé à tirer sur un véhicule de patrouille » de police, a ajouté le porte-parole. »Malheureusement, un inspecteur de police a payé le prix suprême au cours de l’échange de tirs », a-t-il souligné, ajoutant que d’autres officiers de police ont été blessés.L’attaque n’a pas été revendiquée, mais les autorités nigérianes attribuent généralement ce genre d’attaques, fréquentes dans le Sud-Est, au mouvement indépendantiste biafrais Ipob (Peuples indigènes du Biafra), issu de l’ethnie Igbo. L’Ipob a nié la responsabilité de sa branche militaire, l’Eastern Security Network, dans ces violences, mais les tensions se sont multipliées dans la région, où plus de 100 policiers ont été tués cette année selon les autorités.Dans l’Etat voisin d’Enugu, des hommes armés ont également attaqué un bureau électoral et incendié des parties du bâtiment. Des responsables ont toutefois déclaré que l’incendie avait été éteint avant que le matériel et des équipements électoraux importants ne soient endommagés. Des dizaines de policiers et membres de personnel de sécurité ont été tués depuis le début de l’année dans des attaques dans le Sud-Est.Le Nigeria a récemment intensifié la répression contre les indépendantistes, notamment en poursuivant en justice leurs dirigeants. L’Ipob rêve de voir renaître la défunte République du Biafra, dont la proclamation d’indépendance avait entraîné une guerre civile de 30 mois entre 1967 et 1970. Le conflit a fait plus d’un million de morts, principalement des Igbo, surtout de famine et de maladie.

AFP

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