Ali Kefaifi, expert en énergie et ancien cadre dirigeant à Sonatrach : « L’Algérie peut être une terre de relocalisation des IDE»

L’expert en énergie et ancien cadre dirigeant à Sonatrach, Ali Kefaifi, a indiqué hier qu’«avec ses richesses énergétiques, minières et naturelles, l’Algérie peut se transformer en un pays de relocalisation des IDE et de l’investissement de la diaspora».  Intervenant sur les ondes de la chaine 3 de la Radio nationale, l’expert a souligné que «2022 consacrée année économique par excellence, est une opportunité offerte et à ne pas rater», ajoutant que «nous accusons un retard très important en matière de réindustrialisation». Le même intervenant a ajouté que «cette opportunité est également une chance presque divine pour entrer dans un nouveau cycle économique mondial et régional », soulignant que «ce cycle connu en économie sous le nom de cycle de Kondratiev, pour lequel nous devrions nous adapter, veut que chaque 60 ans il y a ce passage du monde du monopolaire au multipolaire avec un  renouveau en matière de technologie, en énergie et en environnement». «Pour nous c’est une chance extraordinaire», s’est-il réjoui. Pour l’expert en énergie, «cette chance, de part son côté positif, c’est-à-dire, transformer les menaces externes en opportunités incite à analyser, dans le diagnostic stratégique, les points forts et les points faibles». En revanche, démontre Ali Kefaifi, il «y a aussi un côté non négatif du fait qu’on n’a pas beaucoup fait en matière d’industrialisation (ces vingt dernières années) », ce qui est, selon lui, «en soi un avantage puisque tout est à faire». 

Evoquant le secteur minier, M. Kefaifi indique que «si nous avions 1% des réserves mondiales ça serait extraordinaire, nous serions très riches ». «Or, nous possédons 20% des réserves à valoriser, estime-t-il, et «c’est faramineux», a-t-il ajouté. L’invité de la Radio algérienne

Turquie est un autre exemple très intéressant pour l’Algérie de par leur proximité géographique. Idem pour les Italiens, a-t-il ajouté expliquant que «la chose en commun entre les deux est qu’il n y a pas de barrières bureaucratiques tout en ayant chacun des entreprises de familles comme Tosyali». L’invité de la radio a appelé à «l’analyse et le conseil. Pourquoi cette société familiale,  installée à Oran,  a réussi à exporter son expertise et les points négatifs de la société nationale SNS qui essaye de se positionner depuis les années 1980 sans y parvenir ?, s’est-il demandé, rappelant que «ces deux pays ont réussi par leurs tissus de PME respectifs ». L’ancien dirigeant de la Sonatrach a souligné qu’«avant vingt ans la Turquie n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui, notamment en pétrochimie qui a bien démarré en Algérie en 1970 et peut nous donner énormément afin de rattraper et vite cet immense retard accumulé en la matière».  

Amar Malki

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