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Cycma Guelma : Des travailleurs sans salaires depuis 7 mois

Quelque 70 travailleurs du complexe cycle et motocycle de Guelma(Cycma) n’ont pas perçu de salaire depuis plus de sept mois déjà. Une situation devenue de plus en plus insoutenable pour ces travailleurs en désarroi. La majorité des travailleurs sont des chefs de familles qui ne sont plus en mesure d’assurer le minimum des besoins. « Cela fait presque 8 mois qu’aucun virement de salaire n’a été effectué », a fait savoir un travailleur père de 4 enfants et qui a une mère malade à sa charge. L’état prévalant dans cette entreprise est dû, a expliqué notre interlocuteur, à l’arrêt de la production en raison du défaut de matières premières et d’un plan de charge. En dépit des efforts déployés par le directeur  du complexe pour améliorer la situation de  cette unité de production des deux roues de renommée à l’échelle nationale, les commandes ne décollent pas. Même le directeur ne sait plus où donner de la tête pour remédier à la situation financière préoccupante. Néanmoins, selon notre interlocuteur, l’administration et  les travailleurs de Cycma sont déterminés, à tenir le coup vaille que vaille. « Il y va de notre avenir professionnel, c’est pourquoi, il nous revient par obligation de préserver notre outil de travail », a lancé notre interlocuteur. À cet effet, un appel d’aide et d’intervention est aux hautes instances de l’État et à la première responsable de la wilaya de Guelma en l’occurrence, pour une intervention urgente. Un appel qui, à priori, trouvé le l’écho. Puisque, selon ce qu’a rapporté notre interlocuteur, « les pouvoirs publics auraient conclu un accord de partenariat  avec une société italienne », pour relancer l’activité de l’usine. Une démarche susceptible  de sauver  ce qui fut le fleuron de la construction des deux roues en Algérie. En attendant à ce que  cette éventuelle  opération de partenariat algéro-italienne de précise et se concrétise, notre interlocuteur tout autant que les autres travailleurs de la Cycma, misent sur  l’implication de l’Etat quant au versement des salaires, notamment en cette période d’approche du mois de Ramadhan. Rappelons que Cycma est plus qu’un nom.  Elle est surtout une marque algérienne plus connue  par le passé sous le nom commerciale de CMG, la fameuse motocyclette née à Guelma et qui était le fleuron de l’industrie mécanique algérienne à côté de la Sonacome.  Aujourd’hui, cette entreprise se maintient difficilement dans le tissu industriel algérien. Elle a du mal à décoller et  à sortir de la crise qui l’à secoue depuis déjà des années. L’entreprise est déficitaire en raison d’un cumul de lourdes dettes de plusieurs  décennies. Même les aides de l’Étatn’ont pas suffit à faire sortir l’entreprise de sa situation de crise.  La seule solution envisageable c’est l’effacement des dettes, comme expliqué par notre interlocuteur. Une situation difficile qu’endurent surtout les 70 travailleurs  payés sur le fil avec des salaires dérisoires, arrachés au forceps sur des contrats publics.

Sofia Chahine

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