Économie

Sécurité des installations énergétiques : Sonatrach a fait face à des cyber-attaques « avec brio »

La compagnie nationale des hydrocarbures mobilise d’importants moyens pour garantir la sécurité de ses installations pétrolières et gazières. Si une stratégie globale a été mise en place au lendemain de l’attaque du site gazier de Tinguentourine en 2013 pour prémunir les infrastructures énergétiques du risque terroriste, le groupe pétrogazier national s’est adapté aux nouvelles menaces, notamment les risques de cyberattaques.

C’est en ce sens que le directeur de Sureté interne de Sonatrach, Mounir Belhocine, a indiqué hier sur les ondes de la Radio algériennes que la Sonatrach grâce à des moyens technologiques de pointe la Sonatrach a fait face à des cyberattaques avec brio. Il a ainsi expliqué que la compagnie dispose de compétences algériennes en matière de cybersécurité et de la sécurisation technologique des installations et d’une politique de veille à la fidélisation de ces expertises.

« Aujourd’hui, la menace a évolué au plan technologique. Les sociétés pétrolières font face à une nouvelle menace qui est la cybermenace et qui peut cibler les systèmes de gestion, d’exploitation et les bases de données portant sur l’état des réserves, les installations et le processus de production », a-t-il relevé, tout en précisant que cette question de cybermenace est prise en charge par une direction spécialisée au sein de Sonatrach.Il a également ajouté que grâce aux moyens technologiques à la pointe de la technologie, Sonatrach avait fait face à ce type d’attaques « avec brio ».

Le même responsable a affirmé que la compagnie nationale des hydrocarbures a mis en place des procédures et des systèmes de sensibilisation des utilisateurs pour se prémunir de ce type de menaces. « Une veille technologique et un développement d’expertise se font au sein de la compagnie », a-t-il souligné.

Par ailleurs et concernant la sûreté interne  des sites et installations énergétiques de la compagnie nationale et de ses partenaires, il a fait état de la formation paramilitaire depuis l’année 2013 à ce jour, de 10.000 agents auprès des centres de formation relevant de l’Armée nationale populaire (ANP) et d’un programme de formation en cours de 8.000 autres agents.Parallèlement, les agents formés effectuent, a-t-il mentionné, des exercices de simulation sur les sites avec la supervision des officiers de services de sécurité en vue de tirer des leçons et d’améliorer les capacités de réactivité.Evoquant un « vaste programme de modernisation des systèmes de surveillance, d’anti-intrusion et de contrôle d’accès aux sites névralgiques », M. Belhocine a affirmé aussi que Sonatrach a mis en place, dans le cadre d’une convention-cadre avec un établissement spécialisé de l’ANP, un nouveau système de surveillance au niveau d’un important nombre de sites avec l’installation de caméras de nouvelle génération et de haute performance, ainsi que plus d’obstacles physiques. »Nous avons aussi opéré une intensification de nos moyens de surveillance aérienne de nos installations et des canalisations », a-t-il soutenu, annonçant « le recrutement des centaines d’agents de sûreté internes durant l’année 2023 », afin de rajeunir les effectifs du dispositif.

Le même responsable a également rappelé que la Sonatrach a mobilisé un budget de 58 milliards DA pour la sécurité des installations. Un budget qui couvre les coûts des équipements, de la formation, de l’entretien des dispositifs de protection, la rémunération, ainsi que les investissements visant la qu’un budget spécial est consacré à la partie de protection contre les cyber-menaces.

Hocine Fadheli

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