À la UneSports

FIFA : Des sanctions contre la fédération israélienne envisagées

Le président de la Fédération algérienne de football, Walid Sadi et le secrétaire général M. Nadir Bouzenad ont pris part hier aux travaux de la 74e session du congrès de la FIFA qui s’est tenue à Bangkok en Thaïlande. En Session qui a pris une série de mesures importantes notamment en ce qui concerne les appels à imposer des sanctions contre la fédération de l’entité sioniste. Ains, le patron de la FIFA Gianni Infantino a annoncé hier que la Fifa tranchera « avant le 20 juillet » la demande de la Fédération palestinienne de suspendre la fédération sioniste en raison de l’agression lancée dans la bande de Ghaza, laquelle a causé la mort en martyrs de 92 footballeurs et détruit toutes les infrastructures sportives,. Les demandes de sanctions de la PFA contre la fédération sioniste « entrent dans les compétences du Conseil de la Fifa », soit l’exécutif de l’instance, « et devront être gérées par cet organe », a estimé Gianni Infantino. Compte tenu de « l’urgence » de la situation, « un Conseil extraordinaire » sera organisé d’ici le 20 juillet « pour prendre les décisions les plus adéquates », alors que sa prochaine réunion ordinaire était programmée en octobre, a néanmoins promis le dirigeant. Dans l’intervalle, selon M. Infantino, « la Fifa enverra des experts juridiques indépendants afin d’analyser » les arguments de la PFA, qui accuse la fédération sioniste d’une série de violations des statuts de l’instance mondiale du football, à Ghaza comme en Cisjordanie. Quelques minutes plus tôt, le président de la PFA Jibril Rajoub avait exhorté la Fifa à se « tenir du bon côté de l’histoire » en votant la suspension immédiate de la fédération sioniste et en renvoyant plusieurs de ses membres devant la commission disciplinaire. Dans un courrier de sept pages envoyé mi-mars, la fédération énumérait les conséquences directes des bombardements sioniste à Ghaza – « au moins 92 footballeurs tombés en martyrs  » et toutes les infrastructures sportives détruites -, mais soulignait aussi l’absence de lutte sérieuse contre « la discrimination et le racisme » anti-palestiniens.

Lutte contre le racisme

Sur un autre registre, la Fédération internationale de football (FIFA) a décdé de demander aux 211 fédérations nationales de faire des insultes racistes dans le football une infraction disciplinaire, après des mois de consultation avec des joueurs victimes, dont le brésilien du Real Madrid, Vinicius Junior. L’instance mondiale du football propose également « un geste standard mondial pour que les joueurs communiquent les incidents racistes » aux arbitres – mains croisées au niveau des poignets et levées en l’air – et pour que les forfaits de match soient une sanction spécifique. Un engagement en cinq points sur la lutte contre le racisme sera soumis aux fédérations membres de la FIFA, vendredi, lors de leur réunion annuelle à Bangkok. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a promis il y a plusieurs mois de faire une proposition mondiale et a consulté la star brésilienne, Vinicius Junior, victime d’abus répétés de la part de supporters espagnols adverses. « Le temps est venu pour le football de s’unir et de s’engager sans équivoque, en tant que communauté mondiale, à s’attaquer au problème du racisme dans le jeu », a déclaré la FIFA dans une lettre adressée aux fédérations membres. La FIFA souhaite également créer un panel de joueurs qui « suivront et conseilleront la mise en œuvre de ces actions dans le monde entier ». La FIFA souhaite que le geste des mains croisées soit le signal reconnu par les arbitres pour entamer une procédure en trois étapes déjà ancienne lors d’un match où des abus raciaux et discriminatoires sont entendus : interrompre le jeu et diffuser des avertissements dans le stade, faire sortir les équipes du terrain, puis abandonner le match. Cette procédure en trois étapes devrait être obligatoire pour les 211 fédérations, a déclaré la FIFA jeudi.

Le Brésil accueille le mondial féminin

Par ailleurs, la Fifa a annoncé que c’est le Brésil qui accueillira en 2027 la première Coupe du monde féminine organisée en Amérique du Sud. Le dossier brésilien a battu la candidature conjointe de l’Allemagne, de la Belgique et des Pays-Bas, par 119 voix à 78 des Fédérations membres. « Je me sens extrêmement ému, nous savons que ça allait être très difficile. C’est une victoire pour le football latino-américain, et pour le football féminin en Amérique latine », a déclaré le président de la Fédération brésilienne, Ednaldo Rodrigues. « Soyez assurés, en toute humilité, que nous allons vraiment organiser la meilleure Coupe du monde féminine en 2027 », a déclaré le dirigeant, s’exprimant dans la foulée de l’annonce de la candidature victorieuse. Pour sa dixième édition, la compétition s’apprête ainsi à explorer un nouveau continent, dans la foulée du succès de la cuvée 2023, en Australie et en Nouvelle-Zélande, qui a battu des records commerciaux et d’audience, sous un format à 32 équipes utilisé pour la première fois. La mise en concurrence pour accueillir de grandes compétitions de football est devenue rare. Les éditions 2028 et 2032 de l’Euro masculin ont été attribués l’an dernier à des dossiers uniques, en attendant les Mondiaux 2030 et 2034 où ne figure à chaque fois qu’une seule partie prétendante.

R.I.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *