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Liban : L’agression sioniste provoque une crise humanitaire sans précédent

Le bilan humain de l’agression sioniste contre le Liban continue de s’alourdir de manière dramatique. Depuis la reprise des hostilités le 2 mars dernier, 2 055 citoyens libanais ont été tués et 6 588 autres blessés, selon le dernier décompte publié lundi par le ministère libanais de la Santé. Au cours des seules dernières 24 heures, 35 personnes sont tombées en martyrs et 152 ont été blessées, témoignant de l’intensité persistante des frappes de l’armée de l’entité sioniste sur le territoire libanais. Sur le front humanitaire, la situation atteint des proportions alarmantes. L’Unité de gestion des risques de catastrophe du Cabinet du Premier ministre libanais fait état de 140 682 personnes déplacées, réparties dans 684 centres d’accueil ouverts à travers les différentes régions du pays. Depuis le 2 mars, pas moins de 6 986 agressions ont été recensées par les services du premier ministère, qui soulignent que « d’énormes dégâts matériels ont été enregistrés » sur l’ensemble du territoire. La situation des enfants suscite une inquiétude particulière auprès des organisations internationales. L’Unicef a tiré la sonnette d’alarme lundi, alertant que le système éducatif libanais est désormais « gravement perturbé ». Plus d’un million cent mille personnes sont aujourd’hui déplacées à l’intérieur du pays, dont environ 400 000 enfants en âge scolaire. Sur les 669 centres d’hébergement collectifs recensés, 365 sont des écoles publiques et 58 des établissements d’enseignement technique et professionnel, réduisant d’autant les espaces dédiés à l’apprentissage. Par ailleurs, 439 établissements scolaires demeurent fermés dans le sud du pays, à Nabatieh, dans la Bekaa et dans la banlieue sud de Beyrouth, affectant directement quelque 256 000 élèves. L’agence onusienne avertit qu’une perturbation prolongée de l’éducation risque d’entraîner une hausse des abandons scolaires et l’adoption de comportements à risque chez les enfants et adolescents déplacés.

À ces violations s’ajoutent des incidents graves impliquant les forces des Nations unies déployées dans le sud du Liban. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a dénoncé dimanche des soldats sionistes ayant percuté « à deux reprises » des véhicules de Casques bleus avec un char, causant des dégâts « significatifs » à l’un d’eux à Bayada. La même semaine, des tirs de « coups de semonce » avaient touché des véhicules de la Finul clairement identifiables, l’un d’eux atterrissant à un mètre d’un Casque bleu qui venait de descendre de son véhicule. Trois soldats indonésiens de la Finul ont par ailleurs été tués fin mars, et une enquête préliminaire de l’ONU a établi qu’un obus de char sioniste est responsable de la mort de l’un d’eux, le 29 mars. Des caméras de surveillance positionnées au quartier général de Naqoura et sur cinq autres positions ont également été détruites.

Ces développements s’inscrivent dans un contexte de violations répétées de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024, qui prévoyait le retrait des forces sionistes des localités frontalières du sud dans un délai de 60 jours, prorogé ensuite jusqu’au 18 février 2025. L’entité sioniste maintient toutefois ses positions sur cinq points et poursuit ses incursions, en dépit des condamnations internationales croissantes.

L.S.

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