Développement des start-ups : Mobiliser les compétences de la diaspora
Plus de deux cents Algériens vivant en Suisse ont participé mercredi à la deuxième édition de la journée d’information organisée par le Consulat général d’Algérie à Genève, consacrée à « l’écosystème des start-up en Algérie : opportunités et perspectives ». Parmi eux : des investisseurs, des entrepreneurs, des porteurs de projets. Des gens qui, pour la plupart, ont réussi là où ils sont, mais qui gardent un œil sur ce qui se passe au pays. La rencontre s’est tenue en présence du ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, qui effectuait une visite de travail en Suisse, et du secrétaire d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib, intervenu par visioconférence. Le contexte n’est pas anodin. L’Algérie a, ces dernières années, engagé une série de réformes pour attirer les investisseurs et stimuler la création d’entreprises innovantes. Un cadre réglementaire dédié aux start-up a été adopté, des mécanismes de financement ont été mis en place, et une rhétorique officielle volontariste s’est installée autour de « l’économie de la connaissance ». Reste à convaincre ceux qui, installés à l’étranger, pèsent leurs options avec la rigueur de gens qui ont autre chose à perdre que de la bonne volonté.
C’est précisément là que M. Chaib a choisi de porter son message. Il a souligné « la grande importance accordée par l’Etat à la contribution de la diaspora nationale au processus de développement, en phase avec les orientations du président de la République », appelant à « encourager l’investissement et à attirer les compétences nationales, notamment dans le domaine des start-up ». Il a également mis en avant les efforts déployés pour améliorer le climat des affaires, « à travers des réformes structurelles et des mesures incitatives visant à instaurer un environnement propice à l’initiative et à l’investissement ». Des mots souvent entendus — mais le format interactif de la rencontre a permis, cette fois, de les soumettre directement aux questions du terrain. Car c’est là la différence avec une simple déclaration d’intention : les participants ont pu poser leurs questions, soulever leurs doutes, demander des explications sur les mécanismes concrets. Et selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, ils ont « salué l’organisation de telles rencontres, qui leur permettent de mieux connaître l’écosystème d’investissement dans leur pays d’origine ». Ce n’est pas de l’enthousiasme de façade — c’est le signe que l’information fait défaut, et que quand on la donne clairement, les gens écoutent.
M. Chaib a réitéré, en clôture, « l’engagement du ministère des Affaires étrangères à accompagner et soutenir les ressortissants algériens à l’étranger, en coordination avec les différents secteurs concernés, en vue de concrétiser leurs idées, initiatives et projets d’investissement en Algérie ». Une promesse d’accompagnement qui engage maintenant le suivi — c’est toujours là que les bonnes intentions se vérifient. Le succès de cette deuxième édition, après une première qui avait déjà bien fonctionné, montre que la demande existe.
Malik Meziane

