Annaba : Une nouvelle impulsion à l’entrepreneuriat universitaire
L’université Badji Mokhtar d’Annaba a organisé, jeudi, une journée de formation et d’orientation dédiée aux étudiants engagés dans le dispositif du décret 1275, relatif à la préparation d’un mémoire de fin d’études sous forme de projet de création de micro-entreprise. Tenue au pôle universitaire de Sidi Amar sous la supervision du vice-recteur chargé de la pédagogie, cette rencontre a permis de présenter en détail le nouveau modèle ministériel du mémoire entrepreneurial, confirmant la volonté des autorités universitaires de faire du campus un véritable incubateur de projets innovants. L’entrepreneuriat étudiant prend progressivement une place centrale au sein de l’université Badji Mokhtar d’Annaba. Dans cette optique, le Centre de Développement de l’Entrepreneuriat (CDE) a organisé, jeudi, une journée de formation et d’orientation dédiée aux étudiants engagés dans le dispositif du décret 1275 modifié et complété, relatif à la préparation d’un mémoire de fin d’études sous forme de projet de création de micro-entreprise. La rencontre, tenue au pôle universitaire de Sidi Amar, s’est déroulée sous la supervision du vice-recteur chargé de la pédagogie et responsable de la cellule d’orientation auprès des interfaces universitaires. L’événement a réuni un important nombre d’étudiants, d’enseignants encadreurs ainsi que des responsables pédagogiques impliqués dans l’accompagnement des projets entrepreneuriaux. Dans son intervention d’ouverture, le vice-recteur a insisté sur l’importance stratégique de ce dispositif, qui s’inscrit dans la nouvelle vision de l’enseignement supérieur visant à rapprocher l’université du monde économique et à encourager l’esprit d’initiative chez les étudiants. L’orateur a souligné que l’université ne doit plus se limiter à la formation académique classique, mais devenir également un espace de création de richesse, d’innovation et d’émergence de startups capables de contribuer au développement économique national. De leur côté, les responsables universitaires ont rappelé que le décret 1275 représente aujourd’hui un levier important pour transformer les projets de fin d’études en véritables initiatives économiques, en permettant aux étudiants de remplacer le mémoire traditionnel par un projet concret de création d’entreprise. Une orientation qui répond aux nouvelles politiques publiques de soutien à l’économie de la connaissance et à l’entrepreneuriat des jeunes diplômés. Animée par le directeur du Centre de Développement de l’Entrepreneuriat, Abderrahmane Benouaret, la journée a permis de présenter en détail les différents mécanismes d’accompagnement proposés aux porteurs de projets. Les participants ont notamment été informés sur les parcours de formation, les modalités d’encadrement pédagogique, les étapes de maturation des idées innovantes ainsi que les prochaines sessions de suivi et d’évaluation. Une attention particulière a été accordée aux procédures de soutenance prévues dans le cadre du décret 1275, notamment la composition des jurys, les critères d’évaluation et les conditions de validation des projets. Les intervenants ont également mis l’accent sur l’importance d’une préparation méthodologique rigoureuse afin de permettre aux étudiants de structurer efficacement leurs plans d’affaires et de présenter des projets viables sur le plan économique. Le temps fort de cette rencontre a été consacré à la présentation détaillée du nouveau modèle ministériel du mémoire entrepreneurial. Rubrique par rubrique, les étudiants ont bénéficié d’explications pratiques et de conseils méthodologiques destinés à les aider à mieux comprendre les exigences académiques et techniques attendues lors des soutenances. Outre l’aspect pédagogique, cette initiative reflète la volonté croissante des universités algériennes de promouvoir la culture entrepreneuriale au sein des campus et d’encourager les étudiants à se tourner vers l’auto-emploi et la création d’activités innovantes. À Annaba, plusieurs structures universitaires d’accompagnement ont été mises en place ces dernières années, notamment les incubateurs, les maisons de l’entrepreneuriat et les centres de développement de l’innovation. Cette dynamique s’inscrit également dans les orientations nationales visant à soutenir les startups et les micro-entreprises comme alternative à l’emploi classique, dans un contexte marqué par la nécessité de diversifier l’économie nationale et de favoriser l’émergence d’une économie fondée sur le savoir et l’innovation technologique. Les participants ont salué la qualité des échanges et des orientations fournis au cours de cette journée, estimant que ce type d’initiative contribue à renforcer la confiance des étudiants dans leurs capacités à concrétiser leurs idées de projets et à intégrer progressivement le monde de l’entrepreneuriat. À travers le développement des structures d’accompagnement et la multiplication des formations dédiées à l’innovation, l’université Badji Mokhtar d’Annaba confirme son ambition de jouer un rôle moteur dans l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs capables de transformer les compétences universitaires en projets créateurs de richesse et d’emplois.
Sofia Chahine

