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Championnats d’Afrique de natation (Oran) : Syoud décroche les minima mondiaux sur fond de bilan positif

Six médailles d’or, cinq minima pour les Championnats du monde et le titre de meilleur nageur de la compétition : Jaouad Syoud a dominé la 17e édition des Championnats d’Afrique de natation, clôturée dimanche au Complexe olympique Miloud-Hadefi d’Oran. Une performance individuelle éclatante dans un bilan collectif que le sélectionneur national qualifie de « positif », malgré des chronos globalement en deçà des attentes.

Cinq jours de compétition, quarante médailles au compteur pour la délégation algérienne — dix en or, huit en argent et neuf en bronze chez les seniors, une en or et plusieurs distinctions en argent et en bronze chez les juniors. L’objectif que le staff technique s’était fixé était de 45 médailles toutes catégories confondues. L’entraîneur national Mouloud Bouchendouka a reconnu à l’APS que le compte n’y était pas tout à fait, mais a malgré tout tranché : la participation est « positive ».

Au cœur du bilan, Jaouad Syoud occupe une place à part. Le nageur algérien a remporté six médailles d’or au total : cinq en individuel, sur le 50 m dos, le 200 m quatre nages, le 200 m papillon, le 200 m brasse et le 400 m quatre nages, et une sixième avec le relais masculin 4×100 m quatre nages. Cette moisson lui a valu le titre de meilleur nageur du championnat continental. Mais ce qui retient surtout l’attention du staff, c’est autre chose : sur chacune de ses cinq épreuves individuelles, Syoud a réalisé les minima de participation aux Championnats du monde dans la catégorie « B ». Bouchendouka l’a précisé sans détour à l’APS : Syoud est « le seul nageur algérien à avoir réussi les minima qualificatifs pour les Championnats du monde dans la catégorie B », ajoutant que cela « reflète le niveau technique remarquable qu’il a affiché au cours du championnat continental ».

Le sélectionneur a également mis en avant trois records nationaux battus pendant la compétition, notamment sur les relais 4×100 m et 4×200 m. Il a aussi salué le record personnel de la nageuse Maroua Merniz sur 200 m dos, qu’il a qualifié de « très prometteur ». Pour le reste du groupe, le constat est plus nuancé. Bouchendouka a reconnu que les chronos globaux restaient « moyens », la majorité des nageurs n’ayant pas amélioré leurs meilleures performances personnelles.

Deux noms ont particulièrement retenu l’attention du coach pour l’avenir. Le nageur Turki, 16 ans, a réalisé un chrono de 51 secondes chez les seniors — une performance qui ne passe pas inaperçue à cet âge. Melissa Rouibi, née en 2011, a quant à elle décroché une médaille d’argent sur 800 m face à des concurrentes sensiblement plus âgées. Bouchendouka a appelé à « encadrer et protéger ces jeunes espoirs dans le cadre d’un projet sportif structuré », conscient que le talent brut ne suffit pas sans un accompagnement de long terme.

Le sélectionneur a enfin plaidé pour un renforcement des moyens financiers alloués à la préparation des nageurs algériens. Le calendrier international des prochains mois est chargé : les Jeux méditerranéens approchent dans moins d’un mois, les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026 suivront, et derrière, Los Angeles 2028 se profile déjà. Autant d’échéances qui exigent une montée en puissance — et des ressources à la hauteur des ambitions.

M. Dahleb

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