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Pour diversifier sa croissance et créer des emplois : Le pari de l’économie verte

L’Algérie est le premier pays hors groupe pilote à rejoindre un programme onusien dédié à l’entrepreneuriat vert. Le projet « Accélérateur de la croissance verte et de l’emploi » — connu sous l’acronyme GGJAP — a été officiellement lancé mercredi à Alger, fruit d’un partenariat entre le ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), avec le soutien financier du Danemark. Sa cible : les PME, startups et micro-entreprises algériennes jugées à fort potentiel, auxquelles il entend ouvrir les portes de la transition verte, des marchés et des financements. Prenant la parole lors de la cérémonie de lancement, le ministre Noureddine Ouadah a posé d’emblée le cadre : ce programme est, selon lui, « une nouvelle étape dans la coopération avec le PNUD en faveur du développement de l’économie verte. » Loin de s’en tenir aux généralités, il a précisé la mécanique concrète du dispositif. Le GGJAP permettra de « former des formateurs issus des structures d’accompagnement relevant de la NESDA et de l’ANGEM, afin de leur permettre d’acquérir des compétences conformes aux standards internationaux dans le domaine de l’économie verte. » L’idée est de démultiplier l’impact du programme en renforçant d’abord ceux qui encadrent les entrepreneurs, avant d’atteindre les entreprises elles-mêmes. Ouadah a été direct sur les enjeux : cette démarche « contribuera à accélérer la croissance des entreprises actives dans ce secteur, à encourager l’innovation et à créer de nouvelles opportunités d’emploi. » Il a rappelé que « l’économie verte constitue un levier important de diversification économique et de développement de l’économie de la connaissance ».La représentante résidente du PNUD en Algérie, Natasha Van Rijn, a abondé dans ce sens, en soulignant que « les start-up et les PME peuvent devenir de puissants moteurs de transformation économique et environnementale grâce aux solutions innovantes qu’elles développent. » Elle a estimé que « la transition verte représente une opportunité de stimuler l’investissement, la création d’emplois et l’émergence d’une économie plus résiliente », insistant sur le fait que l’initiative cible en priorité « la compétitivité, l’inclusion et l’autonomisation des jeunes et des femmes. »

L’ambassadrice du Danemark, Katrine From Hoyer, a apporté une précision géographique importante. Le programme ne se limitera pas aux grandes agglomérations : il « soutiendra particulièrement les PME à fort potentiel, les entreprises dirigées par des jeunes et des femmes ainsi que les zones rurales confrontées à des taux de chômage plus élevés. »

Le chiffre le plus parlant est venu de Nicoletta Ghisu, coordinatrice du projet au Bureau régional arabe du PNUD. Sur des programmes similaires déjà déployés dans la région, « plus de 22 millions de dollars ont été mobilisés à ce jour au profit d’entreprises accompagnées, permettant la création de plus de 1 400 emplois. » Des résultats mesurables, qui donnent une base de comparaison pour évaluer, dans les mois et années à venir, ce que le volet algérien sera capable de produire. Ghisu a également rappelé que « l’Algérie est le premier pays à bénéficier de l’extension de ce programme au-delà des pays pilotes » — une distinction qui témoigne d’un intérêt mutuel, mais qui place aussi Alger face à une attente de résultats.

Chokri Hafed

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