Sous-traitance automobile : Une usine de pneus et une autre de batteries à Aïn M’lila
La zone industrielle d’Ouled Gacem, près d’Aïn M’lila, va accueillir dans les prochains jours deux nouveaux chantiers industriels. Une usine de pneumatiques et une usine de batteries au lithium, représentant ensemble 71 milliards de dinars d’investissement privé et plus de 3 000 emplois à terme. Le directeur du guichet unique décentralisé de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Rafik Kraïmia, a confirmé lundi à l’APS que les travaux seront lancés «dans les prochains jours».
Le plus lourd des deux projets, avec 48 milliards de dinars, est l’usine de pneumatiques. Elle sera implantée sur 15 hectares dans la zone industrielle d’Ouled Gacem et produira annuellement plus de 2 millions de pneus pour camions, 100 000 pneus pour engins de travaux publics et 50 000 pneus pour matériel agricole. Son directeur exécutif, Yasser Boutebba, attend le permis de construire «bientôt». Il a mis en avant l’«accompagnement permanent» de l’AAPI tout au long du montage du dossier et annoncé que l’unité «fournira 2 100 postes d’emploi directs, contribuera à l’autosuffisance en matière de pneumatiques et réduira les importations».
Le second projet, estimé à 23 milliards de dinars, porte sur la fabrication de batteries au lithium destinées aux voitures électriques et hybrides, avec une capacité de 800 000 unités par an. L’usine produira également des batteries de traction et des batteries industrielles. Khaled Attia, membre de l’équipe porteuse du projet, a salué «le rôle actif de l’AAPI dans l’accompagnement» du dossier. Le financement repose sur fonds propres et un prêt bancaire. Les travaux démarreront «aussitôt après l’obtention du permis de construire». Attia a indiqué que le projet «créera 1 050 emplois et participera à la réduction des importations, tout en soutenant les énergies propres et renouvelables».
Les deux unités ont chacune bénéficié d’une assiette foncière de 15 hectares, attribuée via la plateforme numérique de l’AAPI.
R.E.

