Cinéma et métiers d’art : Deux pôles d’excellence pour accompagner la professionnalisation
Le ministère de la Culture et des Arts et celui de la Formation et de l’Enseignement professionnels, ont procédé mercredi soir, à Alger, à la signature de deux conventions-cadres ouvrant une nouvelle étape dans la formation pratique et professionnelle au service du secteur culturel. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, et de la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nassima Arhab. Selon un communiqué du département de Malika Bendouda, cette démarche s’inscrit « dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du gouvernement visant à adapter l’offre de formation professionnelle aux besoins du marché du travail dans le domaine culturel », et traduit la volonté de protéger et de valoriser le patrimoine culturel tout en modernisant l’industrie cinématographique et les métiers de l’art. Cette démarche prolonge les efforts de l’État pour accompagner l’essor du cinéma algérien et structurer une filière à la hauteur des exigences de production actuelles.
Les deux accords prévoient la création d’un pôle d’excellence spécialisé dans les industries cinématographiques au niveau de la wilaya d’Alger, appuyé par une annexe de pointe implantée dans la wilaya de Timimoun. Ces structures seront dotées, précise le communiqué, des « moyens techniques les plus modernes pour garantir une formation conforme aux normes internationales dans le domaine de l’audiovisuel ». Un centre dédié aux métiers de l’art viendra compléter ce dispositif, avec pour mission la protection et le développement des compétences artistiques.
Un modèle intégré de formation sur le terrain
La nouvelle vision du ministère repose sur le principe de la complémentarité entre les deux secteurs. Tandis que les instituts de formation professionnelle assurent le volet pédagogique, le ministère de la Culture et des Arts s’engage à apporter un appui de fond. Cet appui passe par la mobilisation de formateurs et d’experts capables de transmettre leur expérience aux stagiaires, ainsi que par l’ouverture de stages pratiques directement sur les tournages et les productions cinématographiques supervisées par le ministère, offrant aux stagiaires un contact direct avec les professionnels dans un environnement de travail réel.
Pour encadrer cette coopération, les deux ministères ont signé deux accords stratégiques. Le premier, une convention-cadre globale, vise à établir un cadre permanent de concertation et de coordination pour promouvoir la formation dans l’ensemble des métiers liés à la culture et aux arts. Le second porte sur la contribution sectorielle à la plateforme nationale de référencement des compétences. Il s’agit d’un accord technique par lequel le ministère de la Culture et des Arts s’engage à actualiser en permanence et avec précision sa base de données, afin d’identifier les besoins réels du marché et de décrire les compétences techniques requises dans les métiers culturels.
À travers ces démarches, le ministère de la Culture et des Arts affirme sa volonté, selon le communiqué, de « transformer l’action culturelle en un véritable levier économique », par l’investissement dans la ressource humaine et la mise en place d’un environnement de formation professionnel à la hauteur des créateurs algériens.
M.S.

