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Le vote de la diaspora a commencé samedi : Khelfane assure que tout est en place

Le vote des Algériens de l’étranger a bel et bien démarré. Depuis samedi, les bureaux de vote sont ouverts dans les ambassades et consulats à travers le monde, et l’opération se déroule, selon le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), « dans de bonnes conditions et de manière fluide ». Kamel Khelfane s’exprimait samedi lors d’une émission spéciale organisée par Radio Algérie Internationale au Club culturel Aïssa Messaoudi, intitulée La communauté vote… fidélité à la patrie et construction de l’avenir. Un titre programmatique qui résume l’ambition affichée par les pouvoirs publics à l’égard d’une diaspora que le scrutin du 2 juillet place, plus que jamais, au cœur du jeu institutionnel. Khelfane a d’emblée rendu hommage au rôle de l’audiovisuel public dans l’accompagnement du processus électoral, soulignant que les programmes diffusés par la radio nationale « contribuent efficacement à la diffusion de la conscience électorale et au renforcement de la culture de la participation », particulièrement à l’approche du scrutin. Mais au-delà de la communication, c’est le dispositif opérationnel déployé à l’échelle planétaire qui a retenu l’attention.

Les chiffres sont éloquents. Pas moins de 122 missions diplomatiques et consulaires encadrent l’opération de vote, avec 433 bureaux de vote répartis sur les cinq continents. Huit coordinateurs couvrent les huit circonscriptions électorales dans lesquelles la loi organique relative au régime électoral a découpé la communauté algérienne à l’étranger, appuyés par 28 coordinateurs et délégués déployés dans les grandes capitales mondiales, en liaison directe avec les chefs de missions. Les principales concentrations de la diaspora se trouvent en France, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis, mais aussi dans les pays du Machreq arabe, en Afrique et en Asie.

Au total, plus de 854 000 électeurs sont inscrits sur les listes électorales à l’étranger, dont la part la plus importante réside en France. La loi leur accorde une fenêtre de vote de cinq jours précédant le jour du scrutin, auxquels s’ajoute le 2 juillet lui-même, pour élire leurs représentants au Parlement.

Car c’est là l’autre dimension de ce scrutin pour la diaspora. Pour la première fois, elle disposera de 12 sièges à l’Assemblée populaire nationale, contre 8 lors des législatives précédentes. Khelfane a présenté cette décision comme le reflet d’une volonté politique assumée. L’article 29 de la Constitution, a-t-il rappelé, « affirme la place de la communauté et son rôle dans la construction des institutions de l’État et la contribution au développement de l’économie nationale, avec la préservation de la dignité du citoyen algérien où qu’il se trouve ». L’augmentation du nombre de sièges « reflète la place qu’occupe la communauté et son rôle dans le renforcement des institutions constitutionnelles », a-t-il ajouté. L’ANIE, dont Khelfane assure la présidence par intérim, suit l’opération « en temps réel et en continu », selon ses propres termes. Un suivi qui se veut rassurant à quarante-huit heures du jour J sur le territoire national, alors que pour les Algériens de l’étranger, l’urne est déjà ouverte.

Massinissa Raïs

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