Agression sioniste contre Ghaza : 265 journalistes tombés en martyrs depuis octobre 2023
Au total 265 journalistes sont tombés en martyrs dans l’agression sioniste contre la bande de Ghaza depuis octobre 2023, alors qu’environ 900 autres ont perdu leur logement ou ont été déplacés, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa, citant un rapport du Comité pour la liberté du Syndicat des journalistes palestiniens. Selon ce rapport publié dimanche, intitulé « Médias sans murs : Réalité, impacts et témoignages du déplacement des journalistes dans la bande de Ghza », 265 journalistes sont tombés en martyrs et entre 700 et 900 autres sur les 1.200 recensés dans l’enclave, ont perdu leur logement ou ont été contraints de se déplacer à plusieurs reprises. Plus de 80 % des bureaux et institutions médiatiques ont été totalement ou partiellement détruits par les bombardements de l’armée d’occupation sioniste. Les journalistes travaillent désormais dans des conditions extrêmement précaires, sous des tentes, dans des abris ou sur la voie publique, utilisant principalement leurs téléphones portables pour produire et transmettre l’information, avec un accès limité à Internet, ajoute la même source. La destruction des infrastructures médiatiques affecte gravement la qualité du travail journalistique, la sécurité des reporters ainsi que leur capacité à vérifier les informations et à protéger leurs sources, note le rapport. Le comité a réitéré à cet effet, son appel à la communauté internationale à assurer une protection urgente aux journalistes dans la bande de Ghaza, à soutenir la création d’espaces de travail temporaires et sécurisés, à empêcher le ciblage des institutions médiatiques et à fournir un soutien psychologique et professionnel aux journalistes touchés. Notons que l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 73.058 martyrs et 173.488 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué lundi par les autorités sanitaires palestiniennes. Quatre martyrs ainsi que huit blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 24 heures, a indiqué la même source, notant que de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, en octobre dernier à Ghaza, 1.045 Palestiniens sont tombés en martyrs et 3.380 autres ont été blessés, tandis que les corps de 786 martyrs ont été récupérés, selon les autorités sanitaires. Par ailleuirs en Cisjordanie,les forces sionistes ont entamé lundi des travaux de couverture de la cour de la mosquée Al-Ibrahimi à El Khalil, dans le sud de la Cisjordanie occupée, tout en procédant à la destruction de plusieurs fresques murales symboliques dans le village d’Al-Tabaqa. Dans une déclaration à Wafa, le directeur de la mosquée Al-Ibrahimi, Monjed Al-Jaabari, a dénoncé l’introduction, à l’aide d’engins lourds, de structures métalliques dans l’enceinte de la mosquée. Il a qualifié ces travaux de « violation flagrante » de l’identité historique et religieuse du site, soulignant les risques d’atteinte à la liberté de culte et d’aggravation des tensions locales. Il a ajouté que ces aménagements s’inscrivent dans une série de mesures visant à renforcer le contrôle sur ce lieu saint. Parallèlement, une opération militaire a été menée dans le village d’Al-Tabaqa, situé dans la localité de Doura. L’armée sioniste y a détruit plusieurs fresques murales représentant des figures emblématiques de la cause palestinienne, notamment l’écrivain Ghassan Kanafani, le caricaturiste Naji Al-Ali, ainsi que Shadi Abou Ghazaleh et Bassel al-Araj. Selon les témoignages recueillis sur place par Wafa, les militaires ont endommagé ces œuvres avant de contraindre des habitants à finaliser leur démolition. La mosquée Al-Ibrahimi, l’un des principaux lieux saints de l’islam en Cisjordanie occupée, fait régulièrement l’objet de tensions sionistes contestées depuis plusieurs années. Les autorités palestiniennes dénoncent de manière récurrente des tentatives de modification du caractère patrimonial et religieux du site par les autorités sionistes.
R.I.

