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Ghaza : Mobilisation mondiale pour le Dr Abou Safiya

La cause palestinienne connaît, en ce mois de juillet 2026, un nouveau moment de mobilisation internationale, alors que la situation humanitaire dans la bande de Ghaza demeure catastrophique et que les provocations de l’entité sioniste se poursuivent sans relâche, aussi bien sur le terrain qu’à El-Qods occupée. Des organisations de défense des droits humains ont lancé un appel international à manifester ce mercredi 15 juillet pour exiger la libération immédiate du docteur Houssam Abou Safiya, médecin pédiatre et directeur de l’hôpital Kamal Adwan à Ghaza, détenu par l’occupant depuis son enlèvement devant son établissement détruit, le 27 décembre 2024, par l’armée sioniste. Face à la dégradation alarmante de son état de santé, les appels à sa libération se multiplient à travers le monde. Plusieurs organisations de défense des droits humains, ainsi que des experts des Nations unies, réclament sa libération immédiate, dénonçant une détention arbitraire et faisant état d’allégations de mauvais traitements. Son avocat et de nombreuses organisations internationales évoquent une détérioration continue de ses conditions de détention et de son état de santé, tandis que les experts onusiens appellent l’entité sioniste à le libérer sans délai, de même que l’ensemble des personnels médicaux palestiniens actuellement détenus. Des rassemblements sont ainsi annoncés dans plusieurs villes du monde, dont Paris, où les organisateurs ont fixé rendez-vous à 12 heures devant l’hôpital Necker, invitant citoyens, professionnels de santé, associations et défenseurs des droits humains à se mobiliser pour exiger la libération du Dr Abou Safiya et la protection des personnels soignants dans les zones de conflit. Au-delà de son cas individuel, cette journée de mobilisation entend rappeler l’exigence du respect du droit international humanitaire et de la protection des établissements de santé, dont la mission est de porter secours aux populations civiles quelles que soient les circonstances, tout en alertant sur le sort de milliers de détenus palestiniens croupissant dans les prisons de l’occupation.

Cette mobilisation internationale intervient alors que le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza continue, jour après jour, de s’alourdir. Selon un nouveau décompte communiqué mardi par les autorités sanitaires palestiniennes, l’agression a fait, depuis le 7 octobre 2023, 73.233 martyrs et 173.707 blessés, en majorité des femmes et des enfants. Les corps de deux martyrs ainsi que 21 blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 24 heures seulement, alors que de nombreuses victimes se trouvent toujours sous les décombres, dans l’attente d’être extraites par des équipes de secours dépourvues de moyens suffisants. Fait significatif, et qui illustre la fragilité du cessez-le-feu proclamé le 10 octobre dernier, 1.110 Palestiniens sont tombés en martyrs et 3.599 autres ont été blessés depuis son entrée en vigueur, tandis que les corps de 800 martyrs ont pu être récupérés durant cette même période. Ces chiffres traduisent la poursuite, sous une forme atténuée mais bien réelle, des violences de l’occupant contre une population déjà exsangue. L’une des illustrations les plus récentes de cette persistance meurtrière est survenue dans le nord de l’enclave, où huit Palestiniens, dont une femme, sont tombés en martyrs à la suite d’une frappe de l’armée sioniste ayant visé un poste de police à l’ouest du camp de Djabalia. Les victimes ont été transportées à l’hôpital Al-Chifa de Ghaza, selon les services de premiers secours cités par l’agence de presse palestinienne Wafa, confirmant que l’occupant continue de frapper des installations civiles en dépit de la trêve officiellement en vigueur. Parallèlement à cette agression continue contre Ghaza, l’entité sioniste multiplie les provocations à El-Qods occupée, où ses forces ont fermé, mardi, les portes de l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, sous prétexte de mener des exercices militaires, selon des sources locales citées par Wafa. Troisième Lieu-Saint de l’Islam, la mosquée Al-Aqsa subit quotidiennement des actes de profanation de la part de colons et de soldats sionistes, des agissements qui visent à judaïser la ville sainte, à imposer une nouvelle réalité sur le terrain et à effacer son identité culturelle et religieuse arabo-musulmane. L.S.

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