Services publics : Le Médiateur de la République plaide pour de meilleures conditions de travail
Le Médiateur de la République, Mohamed Hattab, a affirmé samedi à Tiaret que l’amélioration des conditions de travail des agents publics constitue le socle d’un service de qualité pour les citoyens, à l’occasion d’une tournée d’évaluation dans plusieurs organismes de la wilaya. En visite au centre postal, aux agences commerciales d’Algérie Télécom et de Mobilis ainsi qu’à Sonelgaz, au chef-lieu de wilaya, M. Hattab a martelé que « l’agent public est le principal acteur de la réussite du service proposé aux usagers » et que « offrir des conditions de travail dignes et appropriées se répercute positivement sur la qualité des prestations ». Un constat qui, selon lui, appelle à poursuivre les efforts déjà engagés sur le terrain, malgré les avancées enregistrées ces derniers mois. Au-delà du seul cadre de travail, le Médiateur a insisté sur la formation continue des agents, invitant les responsables des organismes publics à « organiser régulièrement des sessions de formation » pour actualiser les connaissances de leur personnel et l’adapter aux exigences de l’amélioration des services, secteur par secteur. Il a également plaidé pour une association plus étroite des agents à l’élaboration des plans de performance, jugeant leur expérience de terrain indispensable à toute réforme durable. Sur le volet de la relation à l’usager, M. Hattab a défendu une véritable « culture de l’éthique professionnelle », fondée sur le bon accueil et la prise en charge rapide des demandes. Pour lui, le respect de ces principes conditionne directement la confiance entre administration et citoyens — un lien qu’il considère comme l’un des piliers de la crédibilité du service public.
La tournée du Médiateur l’a également conduit au centre de proximité de stockage des céréales d’El-Triche, dans la commune d’Oued Lili, où il a salué les moyens mobilisés en faveur des agriculteurs avec un parc conséquent de moissonneuses-batteuses et onze centres de stockage désormais en exploitation, totalisant une capacité de 550.000 quintaux. Implantées pour la plupart dans des zones éloignées, ces infrastructures ont, selon lui, permis de réduire sensiblement les délais d’attente pour les céréaliculteurs de la région.
Chokri Hafed

