Économie

L’électroménager « Made in Algeria » conquiert l’Europe

Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a supervisé, mardi à Bordj Bou-Arreridj, le coup d’envoi de plusieurs opérations d’exportation de produits électroménagers « fabriqués en Algérie » vers des marchés européens et arabes, confirmant la montée en puissance des groupes industriels nationaux sur la scène internationale. Accompagné du wali de Bordj Bou Arreridj, Kamel Nouicer, le ministre a donné le premier top départ à l’exportation de climatiseurs mobiles de la marque Condor à destination de l’Espagne. Cette opération répond à la toute première commande passée par de grandes centrales d’achat européennes pour ce type de produit, une première qui ouvre potentiellement la voie à d’autres marchés du continent. Le déplacement ministériel a également été l’occasion de lancer l’exportation de climatiseurs fixes de type split vers la Tunisie, dans le cadre d’un envoi global de 46 conteneurs. À cela s’ajoute une troisième opération concernant l’expédition de 14 conteneurs de réfrigérateurs et congélateurs de la marque Media, à destination cette fois de la Tunisie, de la Libye et de la Mauritanie.

Pour Kamel Rezig, ces résultats traduisent concrètement l’orientation économique voulue par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le ministre a affirmé que ces exportations « incarnent les fruits de la politique économique du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en matière de soutien à la production nationale, d’encouragement à l’investissement industriel et d’accompagnement des exportateurs, une politique qui commence à donner des résultats tangibles sur le terrain ». Il a insisté sur la volonté du secteur de poursuivre l’élargissement de la présence des produits algériens sur les marchés internationaux, en misant en priorité sur les produits à forte valeur ajoutée, afin de diversifier l’économie nationale et de renforcer la notoriété du label « Fabriqué en Algérie » à l’échelle mondiale.

Le ministre a par ailleurs souligné que « les grandes centrales d’achat en Europe misent aujourd’hui sur le produit algérien, ce qui reflète la confiance croissante envers les capacités des entreprises industrielles nationales ». Il a précisé qu’à ce jour, les commandes à l’exportation enregistrées par l’opérateur économique Condor dépassent les 250 000 unités de climatiseurs mobiles, un chiffre qui illustre, selon lui, l’ampleur des opportunités qu’offre le marché européen au produit algérien. Rezig est allé plus loin dans son analyse, estimant que cette dynamique dépasse le simple cadre commercial. « L’opération n’est pas une simple exportation de produit industriel, mais un message clair confirmant que l’industrie algérienne est désormais capable de pénétrer les marchés internationaux les plus concurrentiels », après que ses produits ont prouvé leur conformité aux normes et standards européens en matière de qualité, de sécurité et de performance.

Parmi les atouts compétitifs mis en avant par le ministre figure la proximité géographique de l’Algérie avec l’Europe, le trajet maritime ne nécessitant que deux jours, ce qui permet de réduire les coûts de transport, de répondre plus rapidement aux besoins des clients et de renforcer la compétitivité du produit algérien sur les marchés européens.

De son côté, le vice-directeur général du groupe Condor, Mohamed Salah Daas, a indiqué que le groupe remplit l’ensemble des exigences techniques et commerciales imposées par les centrales d’achat européennes, ce qui lui a permis d’exporter sa première cargaison de climatiseurs mobiles vers le marché espagnol. Il a ajouté que le groupe poursuivra son programme d’investissement à travers des partenariats technologiques avec des institutions internationales.

Le ministre a enfin visité, au niveau de la zone industrielle de Bordj Bou Arreridj, le nouveau quai ferroviaire récemment mis en service, destiné au regroupement des conteneurs d’exportation du groupe ainsi qu’à la réception et au déchargement des marchandises importées via les différents ports. Une infrastructure appelée à améliorer la chaîne logistique, réduire les délais et les coûts d’expédition, et renforcer davantage les capacités exportatrices du groupe.

Sabrina Aziouez

3e ouv

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *