Monde

Ghaza : 112 corps de martyrs retrouvés dans les décombres

La Défense civile palestinienne a annoncé, samedi, avoir achevé une opération de recherche de deux semaines qui a permis d’extraire 112 corps de martyrs des décombres de maisons rasées par l’armée d’occupation sioniste dans le quartier de Sabra, au sud de Ghaza-ville, tandis que le bilan global de l’agression génocidaire s’est encore alourdi ce dimanche, à 73.356 martyrs et 174.185 blessés depuis le 7 octobre 2023. Le bilan macabre établi à Sabra comprend 40 enfants, 38 femmes et sept personnes en situation de handicap, selon un communiqué de l’organisation de premiers secours. Le Comité international de la Croix-Rouge, qui a appuyé les équipes de secouristes tout au long de ces opérations, a rappelé le caractère vital de ce travail d’exhumation. « La recherche des disparus et l’extraction des dépouilles constituent une question humanitaire d’une importance cruciale », a déclaré à Ghaza sa porte-parole Amani al-Naaouq, précisant que ces opérations exigeaient du temps, des équipements adaptés et une coordination entre plusieurs intervenants. Sur le terrain, le colonel Mohammed Abou Dan, responsable du projet d’extraction des dépouilles à la Défense civile, a fait état de 157 personnes toujours portées disparues sous ce même site, ses équipes devant fouiller à mains nues parmi les blocs de béton et les carcasses métalliques effondrées.

Ce dimanche, sept nouveaux corps de martyrs et 23 blessés ont été transférés vers les hôpitaux de l’enclave, selon les autorités sanitaires palestiniennes, qui rappellent que de nombreuses victimes gisent encore sous les gravats. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 11 octobre dernier, l’entité sioniste a continué de frapper la bande de Ghaza, y faisant tomber 1.230 martyrs supplémentaires et 4.076 blessés. Dimanche encore, au moins huit Palestiniens, dont deux enfants et une femme, sont tombés en martyrs sous des frappes ayant visé Jabalia, la tour Al-Soussi dans la zone portuaire de Ghaza-ville, le quartier d’Al-Masha’la et la région d’Al-Qarara, près de Khan Younes.

À cette violence directe s’ajoute celle, plus silencieuse, de l’effondrement du système de santé. Le Centre des droits de l’homme à Ghaza a alerté sur le sort des malades du cancer, révélant que quatre à cinq d’entre eux meurent chaque jour faute de traitement. Environ 4.000 patients cancéreux, sur les 12.500 recensés dans l’enclave par l’Organisation mondiale de la santé, seraient aujourd’hui menacés de mort, dans un contexte de pénurie de médicaments essentiels dépassant 50% et de perte de plus de 70% des fournitures médicales indispensables. Les séances de chimiothérapie sont quasiment interrompues depuis la mi-2025, un blocage qui aurait déjà coûté la vie à au moins 1.400 patients en attente d’autorisation de transfert médical hors de l’enclave. Le Centre a dénoncé une violation caractérisée des obligations humanitaires et réclamé l’ouverture immédiate des points de passage aux médicaments et fournitures médicales.

La violence de l’occupation ne se limite pas à Ghaza. En Cisjordanie occupée, un groupe de colons sionistes a attaqué dimanche la localité de Madama, au sud de Naplouse, sectionnant et endommageant plusieurs poteaux électriques et privant d’électricité toute la partie nord du village, ont rapporté des sources locales et sécuritaires citées par l’agence Wafa. Cette agression s’inscrit dans une recrudescence quotidienne des exactions de colons, souvent commises sous la protection des forces d’occupation, contre les habitants, leurs commerces, leurs maisons, leurs lieux de culte et leurs terres agricoles à travers toute la Cisjordanie, une pression qui alimente le déplacement forcé de communautés palestiniennes entières.

L.S.

Syrie

Les forces sionistes s’infiltrent dans un village dans le nord de la campagne de Quneitra

Les forces de l’occupation sioniste se sont infiltrées, samedi soir, dans le village d' »Al-Ajraf », situé dans la campagne nord de Quneitra en Syrie, a rapporté l’agence de presse syrienne, Sana. L’agence Sana a précisé qu’une force sioniste composée de cinq véhicules militaires est entrée dans le village, a installé un barrage sur la route, procédé à des fouilles des passants et installé une grande caméra de surveillance sur un site avant de se retirer de la zone. Les forces de l’occupation s’étaient également infiltrées plus tôt dans la région de Wadi Al-Raqqad, dans la campagne ouest de Deraa, dans le sud de la Syrie, à l’aide de six véhicules militaires, où elles ont établi un barrage sur le pont de la vallée. L’armée sioniste continue de violer l’accord de désengagement de 1974 par ses incursions dans le sud syrien et de porter atteinte aux citoyens à travers des raids, des arrestations, le nivellement de terres et des tirs d’obus. La Syrie demande le retrait des forces sionistes de son sol et appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités, à mettre fin aux pratiques de l’occupation et à l’obliger à se retirer complètement de ses terres.

APS

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *