Actualité

Alger-Abuja : Le gazoduc transsaharien au cœur du dialogue diplomatique

L’Algérie et le Nigeria ont réaffirmé, mardi à Alger, leur engagement à concrétiser le Gazoduc transsaharien (TSGP), à l’occasion d’une audience accordée par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Lounès Magramane, à son homologue nigérian, Ahmed Dunoma Umar, en visite dans la capitale. Un communiqué du ministère indique que les deux responsables ont passé en revue les grands projets de partenariat stratégique portés par les deux pays, précisant qu’ils « ont réaffirmé leur engagement » à concrétiser le TSGP, aux côtés de la Route transsaharienne et de la Dorsale transsaharienne à fibre optique.

Cette réaffirmation intervient alors que le projet a franchi, ces dernières semaines, des étapes concrètes sur le terrain. Le 3 juin dernier, Alger avait accueilli la 5e réunion ministérielle du Comité de pilotage du TSGP, réunissant les ministres de l’Énergie d’Algérie, du Niger et du Nigeria, qui avaient validé le rapport final de l’étude de faisabilité actualisée réalisée par le cabinet Penspen et passé en revue l’exécution de la feuille de route adoptée lors des précédentes rencontres de Niamey, Abuja et Alger. Dès le lendemain, le 4 juin, les trois délégations ministérielles avaient donné le coup d’envoi des travaux du tronçon algérien du gazoduc, dans la région d’Aoulef, wilaya d’Adrar, marquant le passage du projet de la phase des études à celle du chantier. Long de 4 128 kilomètres et destiné à acheminer jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an depuis le Nigeria jusqu’à Hassi R’Mel, via le Niger, le TSGP, estimé à environ 13 milliards de dollars, doit permettre à l’Algérie de consolider son rôle de hub énergétique vers l’Europe, en s’appuyant sur son réseau gazier existant. Le projet, relancé par un mémorandum d’entente signé en février dernier à Alger puis reconduit lors de la réunion de juin, illustre la volonté constante des trois pays de maintenir, comme le rappelle le communiqué du ministère des Affaires étrangères, une coordination de haut niveau autour de ce corridor énergétique continental.

L’audience de mardi a par ailleurs permis aux deux secrétaires généraux d’évoquer l’agenda des visites et les mécanismes de coopération bilatérale programmés pour le second semestre 2026, ainsi que d’échanger sur les principales questions régionales et internationales d’intérêt commun, confirmant la densité du dialogue politique entre Alger et Abuja, en parallèle de l’avancée technique du TSGP.

Malik Meziane

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *