L’Algérie file en quarts de la CAN féminine : Les Vertes rugissent !
Un coup franc de folie, une pointe assassine, et voilà l’Algérie qualifiée. Les Vertes ont dompté le Kenya (2-0), lundi soir, et valident leur ticket pour les quarts de finale de la CAN féminine 2026, synonyme de rêve mondialiste intact.
Il fallait un résultat, l’équipe nationale féminine l’a livré avec la manière. Opposées au Kenya lundi soir à l’occasion de la 3e et dernière journée du groupe A, les protégées de Farid Benstiti n’ont laissé planer aucun suspense, s’imposant nettement 2-0 pour arracher leur billet pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026.
Le scénario était pourtant simple, mais loin d’être anodin. Après un large succès inaugural face au Sénégal (2-0) et une défaite frustrante concédée dans les dernières minutes contre le Maroc (0-1), les Algériennes abordaient ce rendez-vous décisif avec leur destin entre les pieds. Une victoire, et rien d’autre, leur garantissait la qualification, sans avoir à surveiller le résultat de l’autre affiche du groupe.
Sur le terrain, les Vertes n’ont pas laissé planer le moindre doute. Dominatrices dès le coup d’envoi, elles ont fait sauter le verrou kényan dès la 14e minute grâce à leur capitaine Marine Dafour. La défenseure de Bristol City, auteure d’un enchaînement des grands soirs, a envoyé une frappe surpuissante du pied gauche depuis 25 mètres, un missile qui a fini sa course en pleine lucarne, sans doute déjà l’un des plus beaux buts de cette édition de la CAN. La gardienne kényane Lilian Awuor n’a rien pu faire.
Neuf minutes plus tard, l’addition s’est alourdie. Lynda Bendris, attaquante des Cannes, a fait parler son sens du pressing en harcelant la portière adverse jusque dans sa propre surface. L’erreur provoquée par cette insistance a permis à l’Algérienne de tenter sa chance ; malgré une parade de la gardienne, le ballon a fini par franchir la ligne, plongeant les Harambee Starlets dans l’embarras dès la première période.
Piquées au vif, les Kényanes ont tenté de réagir. À la 26e minute, Martha Emedot a expédié une tentative lointaine qui a frôlé le montant sans trouver le cadre. Les Algériennes, elles, sont restées dans le sens du jeu et auraient pu enfoncer le clou avant la pause. À la 37e minute, Morgane Ikene s’est envolée sur un centre mais sa tête a filé de peu à côté du poteau.
Au retour des vestiaires, le Kenya a affiché de meilleures intentions, monopolisant davantage le ballon dans l’espoir de relancer la partie. Mais la défense algérienne, disciplinée et solide toute la soirée, n’a jamais véritablement vacillé. La plus belle occasion adverse est survenue à dix minutes du terme, quand la capitaine kényane Mwanalima Jereko a enchaîné contrôle et frappe rasante, le ballon terminant sa course tout juste à côté du poteau. Un ultime sursaut sans lendemain. Les Vertes ont géré leur avance jusqu’au coup de sifflet final.
Avec ce succès, l’Algérie termine deuxième du groupe A avec six points, à une longueur seulement du Maroc, et décroche sa deuxième qualification consécutive pour les quarts de finale de la CAN, après celle déjà obtenue lors de la précédente édition. Un parcours qui doit beaucoup à une défense de fer. Un seul but encaissé en trois matches, l’une des meilleures garanties défensives de la compétition.
Place désormais aux choses sérieuses. En quarts de finale, prévus samedi, les coéquipières de Marine Dafour affronteront le leader du groupe B. L’enjeu dépasse largement le simple trophée continental. Les demi-finalistes de cette CAN 2026 composteront directement leur billet pour la Coupe du monde 2027 au Brésil, un rêve que les Algériennes touchent désormais du bout des crampons. Et même en cas d’élimination en quarts, l’aventure ne s’arrêterait pas net. Un match de classement entre équipes battues à ce stade offrirait encore une porte de sortie vers les barrages intercontinentaux. De quoi donner des ailes à des Vertes visiblement portées par un collectif solide et une envie intacte de marquer l’histoire du football féminin algérien.
Moncef D.

