Liban : Nouvelle agression sioniste dans le sud du pays malgré les pourparlers de Rome
Au moins un Libanais est tombé en martyr et onze autres ont été blessés, mercredi, dans une frappe de l’entité sioniste ayant visé une salle de prière dans le sud du Liban, a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI), alors que l’armée d’occupation a revendiqué le lancement d’une nouvelle offensive contre le territoire libanais. L’armée sioniste a annoncé, dans un communiqué, avoir engagé des frappes « ciblées » dans le sud du pays, prétextant une « violation flagrante » du cessez-le-feu par la Résistance libanaise, sans toutefois apporter la moindre preuve à l’appui de ces allégations récurrentes. Cette nouvelle agression est intervenue quelques heures après qu’un ordre d’évacuation eut été signifié aux habitants du village de Mansouri, une mesure inédite depuis près de six semaines et qui illustre la persistance de la politique de terreur menée par l’occupant contre les populations civiles du Liban-Sud. La porte-parole arabophone de l’armée d’occupation a évoqué, sans plus de détails, des « violations » imputées à la partie libanaise, une rhétorique systématiquement employée par Tel-Aviv pour justifier ses agressions répétées et sa violation constante de l’accord de cessez-le-feu conclu avec Beyrouth.
Cette escalade survient alors que des négociations se poursuivent, pour une deuxième journée consécutive, à Rome, entre responsables libanais et israéliens, dans le cadre d’un second round de pourparlers qui fait suite à cinq précédents cycles tenus à Washington sous parrainage américain. Une nouvelle démonstration, pour les observateurs, du mépris affiché par l’entité sioniste envers tout processus diplomatique, qu’elle instrumentalise tout en poursuivant, sur le terrain, sa politique d’agression et de fait accompli.
Sur le plan humanitaire, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué, dans la nuit de mardi à mercredi, que plus de 800.000 personnes déplacées par les agressions sionistes ont pu regagner leurs régions d’origine depuis juin dernier. Selon l’organisme onusien, 821.077 personnes avaient entamé ce retour au 30 juillet, tandis que 360.000 autres demeurent déplacées, dont environ 26.000 dans des centres d’hébergement publics. L’OCHA a par ailleurs alerté sur l’ampleur des destructions infligées aux infrastructures civiles, qui compromettent gravement l’accès à l’eau potable pour plus de 700.000 personnes dans le sud du Liban, région d’où sont originaires la majorité des déplacés. Selon un bilan établi par le ministère libanais de la Santé, les agressions sionistes perpétrées contre le Liban depuis mars dernier ont fait plus de 4.300 martyrs et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes. L’armée d’occupation continue, en violation flagrante du droit international et de l’accord de cessez-le-feu, de multiplier ses agressions contre la souveraineté libanaise, faisant planer le risque d’une nouvelle escalade sécuritaire et humanitaire dans la région.
L.S.

