Affaire de la page « Storm of Change » : Six personnes arrêtées à Adrar
Un nouveau coup de filet des services de sécurité dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité à Adrar. La brigade spécialisée de la Sûreté de wilaya a mis fin aux activités présumées de six personnes, dont une femme, dans une affaire liée à la page électronique « Storm of Change », selon les éléments communiqués par les services de sécurité. L’opération est intervenue à l’issue d’investigations menées par la brigade de lutte contre la cybercriminalité autour de l’activité de cette page. Les enquêteurs ont procédé à l’interpellation de six suspects et à la saisie de plusieurs équipements électroniques susceptibles d’avoir été utilisés dans le cadre des activités faisant l’objet de l’enquête. Le matériel récupéré comprend notamment des téléphones portables, des ordinateurs portables ainsi que d’autres équipements électroniques. Ces saisies devraient permettre aux enquêteurs et, le cas échéant, aux autorités judiciaires de poursuivre l’exploitation des éléments techniques recueillis dans le cadre de la procédure. À l’issue des investigations préliminaires et après accomplissement des procédures légales, les six prévenus ont été déférés devant les autorités judiciaires près le tribunal d’Adrar, qui demeure compétent pour déterminer la nature exacte des faits reprochés et les suites judiciaires à leur donner. Cette opération intervient dans un contexte de renforcement de la lutte contre les différentes formes de criminalité commises ou facilitées à travers l’espace numérique. Le développement des réseaux sociaux et des plateformes électroniques a en effet conduit les services de sécurité à renforcer leurs capacités spécialisées en matière de surveillance, d’investigation numérique et d’identification des auteurs présumés d’infractions commises en ligne. La Sûreté nationale dispose ainsi de structures spécialisées chargées de traiter les affaires liées à la cybercriminalité, avec notamment le recours aux techniques d’investigation numérique et à l’exploitation des équipements électroniques saisis dans le cadre des enquêtes. Cette évolution répond à la multiplication des infractions utilisant les technologies de l’information et de la communication comme moyen de diffusion, de coordination ou de dissimulation. L’affaire d’Adrar illustre ainsi l’importance croissante prise par les investigations numériques dans le travail des services de sécurité.
Sofia Chahine

