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Elle développe une application dédiée aux TP : L’université Djillali-Liabès décroche un nouveau brevet

L’université Djillali-Liabès de Sidi Bel Abbès a franchi une nouvelle étape dans la numérisation de l’enseignement supérieur en Algérie, avec l’obtention d’un brevet d’invention international pour « Smart Lab TP », une application intelligente destinée à sécuriser et moderniser les travaux pratiques dans les établissements de formation et les milieux universitaires, a annoncé samedi la cellule de communication de l’université, citée par l’Agence presse service (APS). Développée par les compétences techniques de l’université, cette application s’inscrit dans l’orientation stratégique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui vise à faire de l’université un pôle producteur de connaissances et de solutions technologiques industrialisables et commercialisables, dans le cadre plus large d’un rapprochement entre le monde universitaire et son environnement économique et social, à travers le soutien à l’innovation et aux incubateurs d’entreprises. « Smart Lab TP » repose sur une architecture technique conçue pour faire basculer les expérimentations de laboratoire du mode classique vers un environnement numérique intelligent, articulée autour de trois axes principaux. Le premier concerne un dispositif de sécurité renforcée, destiné à protéger les étudiants et à préserver les équipements sensibles en réduisant les erreurs de manipulation et les risques liés à une mauvaise utilisation des appareils et des produits chimiques. Le deuxième axe repose sur un accompagnement interactif intelligent, qui fournit à l’étudiant des instructions numériques en temps réel tout au long des différentes étapes de l’expérience, favorisant l’autonomie d’apprentissage et allégeant la charge de supervision des encadrants. Le troisième pilier consiste en une évaluation automatisée, fondée sur des mécanismes d’analyse des données de terrain permettant une mesure objective et précise du niveau d’assimilation et des compétences pratiques de l’étudiant.

Selon la même source, cette réalisation dépasse le cadre strictement académique pour se présenter comme un produit technologique prêt à être commercialisé. Elle pourrait ainsi contribuer à la valorisation et à la mise à niveau des équipements de laboratoire dans plusieurs secteurs comme l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, à travers la réhabilitation des laboratoires universitaires et l’élévation des normes de sécurité et de performance aux standards internationaux ; l’Éducation nationale, via l’intégration d’outils numériques interactifs dans les laboratoires des collèges et lycées pour enrichir les cours pratiques ; ainsi que la formation et l’enseignement professionnels, en permettant aux stagiaires de s’entraîner sur des équipements et machines industrielles réels selon des normes de sécurité rigoureuses.

Ce brevet international vient s’ajouter à une série de distinctions obtenues ces derniers mois par l’établissement. L’incubateur de l’université a en effet cumulé, au cours de la dernière année universitaire, deux brevets d’invention internationaux, huit brevets nationaux et 115 labels « projet innovant » attribués à des start-up, une performance attribuée à la qualité de l’accompagnement offert aux étudiants porteurs de projets, selon des propos rapportés par le quotidien Echorouk. L’établissement s’était également distingué en juin 2026 en se classant premier à l’échelle nationale et 849e au niveau mondial dans un classement international d’universités, selon les données publiées sur le site officiel de l’université. Sa progression a par ailleurs été saluée dans le classement thématique QS World University Rankings by Subject 2026.

Lyna Larbi

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