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Nouvelles frappes et des explosions près de Kharg : L’escalade militaire se poursuit entre l’Iran et les États-Unis

L’escalade militaire entre l’Iran et les États-Unis s’est encore intensifiée samedi dans le golfe Persique, où l’armée américaine a annoncé avoir frappé et détruit trois pétroliers iraniens, tandis que des explosions non élucidées ont été entendues près de l’île iranienne de Kharg, abritant le principal terminal pétrolier du pays, dans un contexte de tensions croissantes entre les deux puissances. Selon le Commandement américain pour le Moyen-Orient, cité sur le réseau social X, l’armée américaine a frappé et « détruit » trois pétroliers iraniens ce samedi, l’un dans le Golfe et deux autres dans le golfe d’Oman. Ces frappes sont intervenues, précise le commandement, « après que les Gardiens de la révolution ont lancé des missiles vers deux navires de la marine américaine patrouillant dans les eaux régionales ». Washington indique avoir « neutralisé de manière permanente » deux pétroliers et avoir « complètement détruit » un troisième. Cette annonce marque une nouvelle étape dans l’engrenage des affrontements directs entre les forces des deux pays, après plusieurs mois de tensions dans la région. Les autorités iraniennes n’avaient pas encore réagi publiquement à ces déclarations au moment de la publication de cet article.

C’est dans ce climat de confrontation croissante que plusieurs médias iraniens ont fait état, samedi matin, de fortes détonations entendues aux abords de l’île de Kharg. Selon l’agence de presse Fars, plusieurs bruits d’explosions ont été perçus dans le secteur, sans qu’aucun panache de fumée ni départ de feu n’ait été constaté sur place ; l’origine précise de ces détonations demeure à ce stade inconnue. Le Réseau d’information des étudiants iraniens (SNN) a de son côté affirmé qu’un pétrolier de faible tonnage avait été pris pour cible par les forces américaines au large de l’île, sans faire de victime. Cette montée des tensions s’accompagne d’un net écart entre les versions données par les deux camps quant à la gravité de la situation. Le vice-président américain J.D. Vance a estimé vendredi que les affrontements avec l’Iran ne constituaient pas une « guerre », affirmant que la circulation dans le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole, était « presque » revenue à la normale, alors que le trafic maritime y reste perturbé par les mois de tensions accumulées. Interrogé le même jour dans le Bureau ovale sur ces propos, le président Donald Trump a repris cette position en qualifiant les opérations en cours de simple « conflit militaire », allant jusqu’à les décrire comme de la « gnognotte » pour les États-Unis. « Ce n’est pas un gros truc. On a fait le Venezuela et on a fait ça », a-t-il affirmé.

Cette rhétorique minimisatrice tranche avec l’ampleur des opérations engagées sur le terrain, où frappes revendiquées, explosions non élucidées et échanges de tirs se succèdent désormais à un rythme soutenu. La région dans son ensemble connaît par ailleurs une intensification des violences, comme en témoignent au Yémen les affrontements meurtriers entre forces gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite et rebelles houthis, qui ont fait plus de 60 morts samedi, dont des civils, au lendemain d’une des journées les plus meurtrières de ces dernières années dans ce conflit distinct, après l’effondrement en juillet du cessez-le-feu conclu en 2022.

L.S.

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