Renforcement des capacités de stockage d’eau à Tébessa : Un investissement de 50 milliards de centimes
Le secteur de l’hydraulique à Tébessa bénéficie d’un important programme d’investissement destiné à accroître les capacités de stockage et à améliorer la distribution et à sécuriser l’alimentation en eau potable.
Près de 50 milliards de centimes sont consacrés, au titre de l’exercice 2026, à la réalisation de nouveaux réservoirs d’eau et au renforcement des infrastructures existantes, auxquels s’ajoute une vingtaine d’opérations d’urgence ciblant plusieurs points noirs du réseau. Le déficit de capacité de stockage constitue l’un des principaux facteurs de fragilité d’un système d’alimentation en eau potable. Dans la wilaya de Tébessa, les pouvoirs publics ont choisi d’agir sur ce maillon stratégique à travers un programme sectoriel qui mobilise 50 milliards de centimes au titre de l’exercice 2026. Selon la direction des ressources en eau de la wilaya, cette enveloppe doit permettre la réalisation de plusieurs réservoirs dans différentes communes, mais également le renforcement d’ouvrages existants. L’objectif est d’augmenter les volumes disponibles entre les périodes de production et de consommation et de rendre la distribution plus régulière, notamment lorsque la demande atteint ses niveaux les plus élevés. Parmi les opérations inscrites au programme figure la réalisation d’un réservoir dans la commune de Tébessa, destiné à renforcer le système hydraulique reliant Tébessa à Chéria. Cette infrastructure doit contribuer à améliorer la flexibilité du réseau et à mieux absorber les variations de consommation. Un autre ouvrage est prévu dans la zone de Zegig, dans la commune d’El Ogla El Malha, afin de soutenir l’alimentation en eau potable de Chéria. Le programme prévoit également la réalisation de réservoirs à El Ogla El Malha, Morsott et Bir Mokadem. Pour cette dernière commune, le renforcement de la capacité de stockage répond notamment à une insuffisance qui pouvait compliquer la distribution en période de forte demande. Une capacité de réserve plus importante permet, en effet, d’absorber les fluctuations de consommation et de limiter les effets d’éventuelles perturbations sur le réseau. À El Kouif, un réservoir d’une capacité de 2 000 m³ est ainsi prévu pour renforcer le dispositif existant. À El Meridj, un réservoir surélevé de 1 000 m³ a été réalisé pour les quartiers qui enregistraient une faible pression. Sa configuration doit contribuer à améliorer la distribution gravitaire et à favoriser un écoulement plus régulier vers les habitations concernées. Un autre réservoir est prévu au village d’Aïn Sidi Salah, dans la commune d’El Ouenza, tandis qu’un ouvrage sera réalisé dans la zone de Kallitous afin de renforcer l’alimentation d’El Meridj à partir du réseau d’El Ouenza. Cette multiplication des capacités de stockage répond donc à plusieurs contraintes simultanément. Il s’agit certes d’emmagasiner des volumes supplémentaires, mais aussi d’améliorer la pression et de sécuriser l’acheminement de l’eau vers les zones les plus difficiles à desservir. Le programme ne se limite toutefois pas aux réservoirs. Les services de l’hydraulique travaillent également à la réhabilitation et au renouvellement de plusieurs stations de pompage dans les communes de Tébessa, Bir El Ater, Chéria, Stah Guentis, El Ma Labied, El Ogla El Malha, El Ouenza, El Kouif et Bir Dheb. Ces équipements jouent un rôle essentiel dans une wilaya qui reste fortement tributaire des ressources en eaux souterraines. Leur modernisation doit permettre d’améliorer le rendement des installations, de réduire les interruptions liées aux pannes et de tirer un meilleur parti des ressources mobilisées. En parallèle, près de 20 opérations ont été lancées dans le cadre du programme d’urgence, afin de traiter les dysfonctionnements constatés dans plusieurs points sensibles du réseau. Dans la ville de Tébessa, les travaux portent notamment sur le renouvellement des réseaux d’eau potable dans plusieurs quartiers, parmi lesquels El Fabor, Ezzouhour, Chebira Omar, Village Toub, la route de Constantine et El Kobimad. À Chéria, les interventions concernent les réseaux des quartiers Brahmi et El Mebarkia, ainsi que le renouvellement d’une conduite de refoulement à partir du puits El Taouil. Ces opérations peuvent avoir un effet direct sur la qualité du service rendu aux habitants. Les réseaux vieillissants sont souvent à l’origine de fuites, de baisses de pression et de coupures répétées. Leur rénovation permet non seulement d’améliorer la continuité de l’alimentation, mais aussi de limiter les pertes d’eau entre les points de production et les consommateurs. Le renforcement du parc électromécanique constitue un autre volet de l’intervention. Les services concernés disposent notamment de pompes submersibles et horizontales, ainsi que de matériels de levage destinés à faciliter les opérations sur les puits et les forages. Cette dotation revêt une importance particulière dans une wilaya largement dépendante des eaux souterraines, où la fiabilité des équipements peut conditionner directement la continuité de l’alimentation de plusieurs secteurs. La modernisation concerne également le suivi et la mesure des volumes. Des équipements de surveillance, notamment des radars et des appareils de mesure du débit, doivent permettre d’améliorer le contrôle des opérations de production et de distribution. L’objectif est de disposer d’informations plus précises sur les flux d’eau, de détecter plus rapidement les anomalies et d’améliorer le pilotage du réseau. À travers ces différents chantiers, la wilaya cherche donc à agir simultanément sur plusieurs facteurs de vulnérabilité comme l’insuffisance des capacités de stockage, faiblesse de la pression dans certains quartiers, vieillissement des réseaux, fragilité des stations de pompage et dépendance aux ouvrages exploitant les eaux soute

