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Championnats d’Afrique de Ju-Jitsu : L’Algérie déroule à domicile et lorgne déjà le Mondial

La razzia algérienne se poursuit à la Coupole du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf. Samedi, lors de la troisième journée des championnats d’Afrique de Ju-Jitsu, la sélection messieurs a de nouveau fait main basse sur le tapis d’Alger, avec 13 médailles (4 en or, 6 en argent et 3 en bronze) dans les épreuves de Fighting des catégories cadets, juniors, espoirs et seniors.

Chez les garçons, la Tunisie s’offre la deuxième marche du podium avec trois titres, une médaille d’argent et deux de bronze, tandis que le Mali et Maurice se partagent la troisième place avec un bronze chacun. Du côté des dames, ce sont les Tunisiennes qui mènent le classement avec six médailles (deux or, deux argent, deux bronze), devant le Mali, sacré une fois, alors que l’Algérie occupe le troisième rang avec un argent et un bronze. Toutes catégories confondues, le bilan général reste toutefois largement à l’avantage des Algériens, qui totalisent 135 médailles, dont 46 en or, 45 en argent et 44 en bronze.

Un total qui comble le sélectionneur national, Anis Laïdi. Il s’est dit très satisfait, non seulement des résultats, mais aussi de leur régularité, la sélection s’étant montrée constante depuis l’ouverture. Troisième en 2019, puis deuxième en 2023 et en 2025, l’Algérie ambitionnait de monter sur la plus haute marche cette année, d’autant que l’événement se déroule chez elle. À ses yeux, elle est aujourd’hui la première force du continent et la première nation arabe de la discipline. Il a aussi mis en avant Mountacer Boutouta (-62 kg), champion d’Afrique et actuel leader du classement mondial.

Le principal intéressé savoure. Devant sa famille, Boutouta a confié sa grande fierté de décrocher l’or à domicile, un soutien qui, dit-il, l’a porté jusqu’au titre. Il a salué le travail accompli pour être à la hauteur de l’événement et remercié Dieu. Le sacre n’a pourtant rien eu d’une promenade : il a dû écarter de redoutables adversaires, notamment un Tunisien et un Sénégalais, et gérer la pression en restant concentré jusqu’à la victoire finale.

En marge de la journée, des responsables de la fédération algérienne ont rencontré leurs homologues de la Fédération internationale et de la Confédération africaine. Ces derniers se sont déclarés satisfaits des conditions d’organisation et ont laissé entendre que l’Algérie pourrait se voir confier prochainement une édition des championnats du monde, une perspective confirmée par le secrétaire général de la fédération, Slimane Mesdoui.

Plus de 250 athlètes, messieurs et dames, issus de neuf pays africains, prennent part à cette compétition lancée jeudi, qui s’achève ce dimanche 20 septembre. Elle réunit les seniors et les Masters, mais aussi les jeunes des catégories U16, U18 et U21, dans plusieurs spécialités individuelles : Show, Fighting, Contact-Jiu, Jitsu HIF et Jiu-Jitsu No-Gi. Rappelons que le Ju-Jitsu, apparu au Japon en 644 avant J.-C., est plus ancien que le judo, le karaté et le taekwondo, considérés comme ses dérivés.

M.D.

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