ECOSOC : Bendjama plaide pour un multilatéralisme renouvelé
À quatre ans de l’échéance de 2030, le président de l’ECOSOC, l’Algérien Amar Bendjama, a appelé vendredi soir à New York à « un engagement renouvelé en faveur du multilatéralisme » pour accélérer la mise en œuvre des ODD.
Le président du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), l’Algérien Amar Bendjama, a appelé vendredi soir à New York à renforcer les efforts collectifs et à renouveler l’engagement en faveur du multilatéralisme pour accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), en insistant sur la nécessité de traduire la volonté politique en résultats concrets.
Il s’exprimait lors de l’événement « Moment des Objectifs de développement durable », organisé au siège de l’ONU, à quatre ans de l’échéance fixée à 2030 pour atteindre ces objectifs adoptés par la communauté internationale. Ce délai, a-t-il reconnu, rend la voie vers leur réalisation difficile, mais il demeure aussi « porteur d’opportunités ». Le diplomate a ajouté que « le progrès est possible lorsque les ambitions s’accompagnent d’actions et que les partenariats se traduisent par des résultats concrets ».
Pour M. Bendjama, les ODD restent « un projet commun », dont la concrétisation « exige des efforts collectifs plus soutenus, un engagement renouvelé en faveur du multilatéralisme et une volonté politique qui traduit les paroles en réalisations ». Un message qui s’adresse aux États membres, appelés à passer des engagements pris à leur mise en pratique, à un moment où le rythme d’avancement de l’Agenda 2030 reste au cœur des débats onusiens.
Le président de l’ECOSOC a rappelé à ce titre le rôle du Forum politique de haut niveau sur le développement durable (FPHN), principal espace de suivi de l’Agenda 2030. Depuis sa création, il y a plus de dix ans, « plus de 400 rapports nationaux volontaires y ont été présentés », a-t-il souligné, faisant valoir l’ampleur de l’exercice.
Il a saisi l’occasion pour évoquer le cas de son pays. L’Algérie, a-t-il dit, « était fière » d’avoir présenté, il y a quelques semaines, son deuxième rapport national volontaire (RNV). Le document avait été exposé le 15 juillet dernier devant le FPHN par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Lounès Magramane, dans le cadre du mécanisme de suivi et d’examen de la mise en œuvre de l’Agenda 2030. M. Bendjama a insisté sur le fait que ces rapports ne sont pas de simples procédures. Ils offrent, selon lui, l’occasion d’échanger sur les progrès, les difficultés et les priorités, tout en servant « d’outils pour renforcer l’appropriation, la redevabilité et l’apprentissage mutuel entre les Etats, mais aussi de passerelles reliant les réalités locales à l’action mondiale ».
Se tournant vers la suite, il a appelé à « adapter les engagements à l’action, à améliorer la coordination au sein du système des Nations unies, et à mobiliser les financements, les technologies et des partenariats solides afin de maintenir la dynamique en faveur de la réalisation des objectifs de l’Agenda 2030 ». La question des moyens, financements et technologies en tête, est régulièrement citée comme l’un des principaux freins à l’avancée des ODD, en particulier pour les pays en développement.
En conclusion de son intervention, M. Bendjama a exhorté les participants à poursuivre l’action commune, à rétablir la confiance et à honorer les engagements pris au titre de l’Agenda 2030 pour le développement durable.
Salim Amokrane

