Économie

Algérie-UE : Un jumelage dans l’agriculture biologique et la labellisation des produits du terroir

Un nouveau programme de coopération entre l’Algérie et l’Union européenne a été officiellement lancé mercredi à Alger, lors d’un séminaire tenu à la Chambre nationale de l’agriculture. Baptisé « Appui au cadre normatif régissant l’agriculture biologique et la labellisation », ce jumelage institutionnel doit permettre au pays de se doter d’un dispositif réglementaire solide dans deux domaines jugés stratégiques pour l’avenir du secteur agricole national. Doté d’une enveloppe d’un million d’euros financée par Bruxelles, le projet s’étalera sur deux ans. Il associe le ministère  de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, en tant qu’administration bénéficiaire, aux homologues italien et français, respectivement chef de file et partenaire de l’initiative. L’organisme EUTALIA assurera la coordination administrative de l’ensemble du dispositif, selon un communiqué diffusé par la délégation de l’UE en Algérie. Le programme repose sur deux volets complémentaires. Le premier vise à doter l’Algérie d’un cadre légal complet pour l’agriculture biologique avec textes d’application, répartition des compétences entre les structures concernées, et mise en place de procédures de contrôle et de certification. Un volet formation accompagnera cette réforme afin de préparer les administrations appelées à en assurer le suivi.  Le second axe concerne le Label agricole de qualité (LAQ). Cinq filières pilotes bénéficieront d’un accompagnement pour analyser leurs produits et en dégager les spécificités, avec pour objectif l’élaboration concertée de cinq cahiers des charges qui seront soumis au Comité national de labellisation. Producteurs, transformateurs et organisations professionnelles seront associés à cette démarche, tout comme à la conception d’un logo officiel et de contenus destinés à un futur portail national d’information.

Les organisateurs insistent sur la dimension partenariale du projet. Selon le communiqué de l’UE, « la coopération reposera sur un travail étroit entre les administrations algériennes, italiennes et françaises » et mobilisera instituts techniques, chambres d’agriculture et opérateurs économiques du secteur. La rencontre de lancement a rassemblé les autorités algériennes, la délégation de l’UE ainsi que les représentants italiens et français, l’occasion de présenter les politiques publiques nationales en matière d’agriculture biologique et de signes de qualité, et de dresser la feuille de route des deux prochaines années.

R.E.

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