Brahim Hemdani : « Nous avons étudié notre adversaire »
Arrivé au Burundi dimanche soir avec des Verts requinqués par leur victoire contre la Zambie, le sélectionneur national a joué la carte de la sérénité en conférence de presse à la veille de la confrontation avec le Burundi. Pelouse synthétique, profil de l’adversaire, dossier Aït-Nouri, Brahim Hemdani a ramené chaque question au seul rendez-vous de mardi.
Portés par leur large succès face à la Zambie (3-1) lors de la journée inaugurale, les Verts abordent ce mardi au Burundi la deuxième étape des éliminatoires de la CAN 2027 avec l’intention de confirmer. À la veille de ce déplacement piégeux, Brahim Hemdani s’est présenté devant la presse pour afficher une confiance mesurée et écarter tout ce qui pourrait parasiter la préparation de son groupe. Débarqués dimanche soir à Bujumbura, les Fennecs ont rapidement pris leurs marques. Le sélectionneur a salué un bon accueil et des conditions d’organisation satisfaisantes, tout en rappelant que le long voyage imposait d’abord de récupérer. « On a fait un long voyage, donc on s’est attaché à récupérer et on essaye de focaliser toute notre attention sur le match qui nous attend demain », a-t-il résumé, fidèle à une ligne de conduite qui ne laisse aucune place à la dispersion.
Un synthétique qui ne fait pas peur
Le sujet qui revenait le plus dans les discussions d’avant match concernait la pelouse artificielle du stade Intwari. Habitués à Tizi Ouzou, devenu leur véritable maison, les Verts changent totalement de décor, et la surface est peu familière pour des joueurs qui évoluent, pour la plupart, sur gazon naturel dans les grands championnats. Hemdani a balayé l’inquiétude d’un revers de main. « On a un certain nombre de joueurs qui ont l’habitude de jouer sur ce type de terrain, qui ont l’habitude de cet environnement, donc je n’ai pas d’inquiétude par rapport à ça », a-t-il assuré. Sans nier la différence, il a admis que « le terrain sera légèrement différent », mais sans en faire un alibi avant l’heure. Sur le plan tactique, le coach algérien affirme que rien n’a été laissé au hasard. Le staff a passé le Burundi au crible, avec la même rigueur qu’avant la Zambie. « On a fait comme d’habitude, comme à l’accoutumée. On a étudié notre adversaire », a-t-il glissé. Les Algériens ont déjà pris le dessus sur cette formation par le passé, mais Hemdani sait qu’une sortie à l’extérieur, devant un public acquis à la cause locale, ne se gagne pas sur les archives. Il reconnaît d’ailleurs à son vis-à-vis de vraies qualités à neutraliser, et aussi des failles à exploiter. « C’est un adversaire qui a des forces, qui a aussi des points faibles sur lesquels on peut essayer d’appuyer », a-t-il détaillé, avant d’ajouter que le travail de préparation reste identique « qu’elle soit ici ou dans un autre pays ». Le message aux joueurs est limpide puisque, selon lui, « on connaît les atouts de cette équipe et on va essayer d’être vigilants pour contrer ces atouts-là ».
Aït-Nouri, une question soigneusement contournée
Ce n’est pas la première fois que le nom de Rayan Aït-Nouri s’invite dans le débat. Depuis le match contre la Zambie, des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent le latéral gauche de Manchester City visiblement irrité sur le banc. Le staff a décidé de l’écarter du groupe après un incident disciplinaire, et la FAF a officialisé sa libération ainsi que son retour en Angleterre. Interrogé sur un éventuel rappel, Hemdani a refusé d’ouvrir ce dossier à la veille d’une échéance aussi importante. « On est là pour préparer un match contre le Burundi, essayer de faire le meilleur résultat possible. Tout le reste, ce sont des choses annexes qui ne m’intéressent pas personnellement », a-t-il tranché. Une réponse volontairement évasive, qui traduit surtout sa volonté de protéger son vestiaire de tout bruit extérieur. Même réflexe lorsque la discussion a glissé sur l’actualité de la sélection. Le technicien a simplement rappelé que Riyad Mahrez avait tiré un trait sur sa carrière internationale à l’issue de la Coupe du monde, avant de recentrer les débats sur l’objectif immédiat. Après cette deuxième sortie, les Verts mettront le cap sur Alger et rejoindront directement le Centre technique national de Sidi Moussa, pour préparer l’amical face au Niger, programmé le 6 octobre au stade Hocine Aït Ahmed de Tizi Ouzou. Mais d’ici là, il reste un adversaire à dompter et une pelouse à apprivoiser à Bujumbura.
Moncef D.

