Patrimoine : Quatre sites archéologiques dotés d’un plan de protection officiel
Quatre sites archéologiques de Tissemsilt et de Médéa disposent désormais d’un plan de protection et de mise en valeur. Quatre arrêtés ministériels fixant ces plans ont été publiés dans le numéro 68 du Journal officiel, a annoncé dimanche 11 octobre 2026 le ministère de la Culture et des Arts. Trois de ces sites se trouvent dans la wilaya de Tissemsilt. Il s’agit d’Aïn Safa, dans la commune de Tissemsilt, de Taza, à Bordj Emir Abdelkader, et d’Aïn Tekria, à Khemisti. Ils relèvent d’un même arrêté daté du 27 juin 2026. Dans la wilaya de Médéa, le site d’Achir, situé sur le territoire de la commune d’El Kef El Akhdar, fait l’objet d’un arrêté distinct, signé le 16 juillet 2026. Pour le département de Malika Bendouda, cette publication s’inscrit dans la « poursuite de ses efforts visant à renforcer la protection du patrimoine culturel matériel ». Elle sert aussi à parachever le cadre juridique et réglementaire qui régit les sites archéologiques, un chantier que le ministère présente comme encore en cours. Concrètement, ces plans doivent servir de « cadre de référence » pour organiser toutes les interventions de conservation, d’entretien et de sauvegarde sur les sites concernés. Le communiqué précise qu’ils visent à valoriser leur dimension historique et archéologique, à préserver les composantes du patrimoine culturel national et à consolider les mécanismes de sa prise en charge.
Le ministère met aussi en avant un effet plus pratique. Ces textes doivent permettre d’encadrer les différentes opérations d’intervention et de les inscrire dans les futurs programmes sectoriels, « selon les priorités et les besoins identifiés ». Autrement dit, la protection, la remise en état et l’aménagement de ces sites pourront désormais figurer dans la programmation budgétaire du secteur, ce qui n’était pas possible sans un cadre réglementaire établi. Le communiqué ne donne aucune indication sur le calendrier des travaux ni sur les enveloppes qui leur seront consacrées. Il ne précise pas non plus l’état actuel de conservation des quatre sites. Ces informations seront déterminantes pour mesurer la portée réelle de ces arrêtés sur le terrain. La tutelle assure en tout cas vouloir ancrer des mécanismes juridiques et réglementaires « durables » pour la prise en charge des vestiges, afin de garantir leur sauvegarde et leur valorisation « au profit des générations présentes et futures ».
M.S.

