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Corruption/Affaire de la FAF : 10 ans de prison requis contre trois anciens présidents

Le procès des trois anciens dirigeants de la Fédération algérienne de football (FAF) a franchi une étape décisive avec les réquisitions du ministère public, qui a demandé dix ans de prison ferme et cinq millions de dinars d’amende contre Kheireddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef. Au cœur de ce dossier tentaculaire : des soupçons de mauvaise gestion, d’abus d’influence et de détournement présumé de deniers publics, estimés à près de 90 milliards de centimes. Selon une source juridique, le réquisitoire était à la mesure de la gravité des faits reprochés. Le procureur de la République près le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed a requis 10 années de prison ferme, assorties d’une amende de 5 millions DA, à l’encontre des trois anciens présidents de la FAF, en l’occurrence Kheireddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef. Selon la même source, le ministère public a également réclamé des peines similaires contre plusieurs anciens hauts responsables de l’instance fédérale, notamment les ex-secrétaires généraux Mohamed Saâd et Mounir Debichi, ainsi que l’ancien directeur de l’administration, à savoir Abdelghani Nekkach. D’autres prévenus n’ont pas été épargnés, nous dit-on, par la sévérité des réquisitions. Sept ans de prison ferme, assortis d’une amende, ont été requis à l’encontre de l’ancien manager de la sélection nationale et de plusieurs autres mis en cause. Notre source a fait savoir que les anciens membres du bureau exécutif encourent, dans les réquisitions du parquet, des peines comprises entre 5 et 7 ans de prison, assorties d’amendes d’un million de dinars.

Les poursuites portent, rappelons-le, sur plusieurs chefs d’accusation, notamment la mauvaise gestion, l’abus d’influence, l’octroi d’avantages indus et le détournement présumé de deniers publics. Le préjudice évoqué dans le dossier est estimé à environ 90 milliards de centimes. On rappelle également que les investigations se sont notamment axées sur les conditions de passation de certains marchés et de conclusion de conventions jugées suspectes, parmi lesquelles le contrat liant la FAF à l’équipementier sportif Adidas et celui conclu avec l’agence de voyages Concorde Voyages. Face aux accusations, les mis en cause ont rejeté les faits qui leur sont reprochés. De leur côté, les avocats de la défense ont soulevé plusieurs irrégularités de procédure, contestant notamment la validité et les conditions d’exploitation du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF). La complexité du dossier et le volume considérable des pièces ont également pesé sur le déroulement des débats. Le tribunal a ainsi accordé plusieurs renvois à la demande de la défense, qui souhaitait disposer du temps nécessaire pour examiner l’ensemble des documents versés à la procédure. Cette affaire s’inscrit dans le cadre des poursuites engagées par le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed contre d’anciens responsables publics et sportifs soupçonnés d’irrégularités dans la gestion des ressources et des institutions placées sous leur responsabilité.

S.C.

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