Arkab à la réunion ministérielle du GECF à Moscou : La stabilité des marchés gaziers au cœur des enjeux
Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, prend part lundi à la 28e réunion ministérielle du GECF, en prélude au 8e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. Sécurité des approvisionnements, stabilité des marchés et suivi de la « Déclaration d’Alger » figurent au menu. Présidée par le ministre d’Etat nigérian chargé des Ressources pétrolières (Gaz), Ekperikpe Ekpo, président de la réunion ministérielle du Forum pour 2026, cette rencontre prépare le 8e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, qui se tient à Moscou du 25 au 27 octobre. Elle réunira les ministres des pays membres et observateurs chargés des hydrocarbures, ainsi que des représentants d’organisations et d’institutions internationales de l’énergie. Au programme figurent les évolutions des marchés mondiaux du gaz et leurs perspectives à court, moyen et long termes, « à la lumière des mutations rapides que connaît le secteur de l’énergie ». Les ministres examineront également « les moyens à même d’assurer la sécurité des approvisionnements et de renforcer la stabilité des marchés, de manière à réaliser l’équilibre entre les intérêts des pays producteurs et consommateurs », précise le communiqué, qui rappelle les exigences de la sécurité énergétique et les impératifs de la transition climatique. Le rapport annuel 2026 sur le marché du gaz et la 10e édition du « Global Gas Outlook 2055 », consacré aux perspectives du secteur à l’horizon 2055, seront présentés à cette occasion.
Le sommet de Moscou intervient après celui organisé par l’Algérie en 2024, couronné par la « Déclaration d’Alger », qui avait posé les bases d’une vision commune fondée sur l’équité, la transparence et la prise en compte des intérêts de l’ensemble des membres. La réunion de lundi doit permettre de « suivre la mise en œuvre des engagements » issus de ce texte, souligne le ministère, qui insiste sur la place stratégique du gaz naturel dans le système mondial de sécurité énergétique.
Le contexte dicte l’agenda. Les travaux se tiennent sur fond de mutations du secteur énergétique, de hausse de la demande de gaz naturel, d’accentuation des défis géopolitiques, d’évolution des voies de transport et d’approvisionnement et de besoins croissants d’investissement dans les infrastructures. Les chefs d’Etat devraient adopter une déclaration commune. Selon le ministère russe de l’Energie, le projet comprend des propositions concrètes pour contribuer à la création de nouveaux marchés du gaz, à travers des financements ciblés, le recours à l’intelligence artificielle pour prévoir la demande et le lancement de programmes de formation. Les ministres échangeront aussi sur les défis de l’industrie du gaz naturel et chercheront à renforcer « la concertation, le consensus et la coordination » entre pays producteurs, afin de défendre les intérêts communs et de contribuer à la stabilité des approvisionnements, ajoute le communiqué.
Créé en 2001 comme cadre de concertation entre producteurs et exportateurs, le GECF est devenu en 2008 une organisation intergouvernementale dont le siège est à Doha (Qatar). Il compte 12 pays membres, dont l’Algérie, qui représentent 38 % de la production mondiale commercialisée, 42 % des exportations de gaz et 47 % des exportations de GNL, ainsi que huit pays observateurs : le Sénégal, la Mauritanie, l’Angola, l’Azerbaïdjan, l’Irak, la Malaisie, le Mozambique et le Pérou.
Sabrina Aziouez

