Message du président Tebboune à l’occasion du 72e anniversaire du déclenchement de la Révolution de libérationnationale : Le 1er Novembre impose la préservation des intérêts supérieurs du pays
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé samedi que le 72e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution de libération nationale est « une halte symbolique qui nourrit le sentiment de fierté et d’honneur d’appartenir à cette chère et noble patrie ». Dans son message adressé au peuple algérien à la veille de la célébration, le chef de l’État souligne que cette commémoration nous interpelle quant à « l’impératif d’une prise de conscience des exigences de la préservation des intérêts supérieurs du pays ».
« L’habilitation constitutionnelle et le consensus institutionnel consacrés dans le cadre de la coopération avec un pays frère et voisin traduisent notre souci de préserver nos intérêts vitaux, ainsi que notre approche anticipative, considérée comme l’un des fondements de notre stratégie de sécurité nationale face à la situation actuelle dans la région », écrit le président de la République. Cette démarche, poursuit-il, « s’inscrit également dans le respect des exigences liées à la préservation de la stabilité, dans le cadre de laquelle la nouvelle Algérie mobilise ses ressources et ses potentialités, en vertu de décisions politiques souveraines qui expriment l’esprit de Novembre ».
Le message s’ouvre sur l’hommage aux martyrs. « En ce 72e anniversaire du 1er Novembre empreint de sentiments de profonde considération pour le sang des martyrs de l’Algérie, nous puisons notre détermination dans leur message », écrit le président Tebboune, avant d’ajouter que les Algériens s’inclinent « avec déférence et reconnaissance » à l’occasion de cette halte symbolique. Le président de la République rappelle ensuite le long calvaire du peuple algérien, qui célèbre cet anniversaire « avec fierté, en ravivant le souvenir des souffrances qu’il a endurées durant plus de cent trente années, marquées par la spoliation de sa terre, les atteintes portées à son histoire et l’effacement de son identité ». La colonisation, écrit-il, « demeure, par ses violations commises à l’encontre des principes moraux et des valeurs civilisationnelles, une infamante tâche dans l’histoire de l’humanité ».
Le message grave aussi dans la mémoire des lieux l’empreinte de la résistance. « Chaque parcelle de notre terre sacrée porte les stigmates du crime et de la haine destructrice de la vie, et chaque région garde l’empreinte d’une épopée de résistance », écrit le chef de l’État. Aux quatre coins du pays, une résistance ne cessait que pour qu’une autre lui succède, jusqu’à ce que surgissent des hommes qui endurèrent les affres de l’oppression et des persécutions, subirent les arrestations et les emprisonnements et s’aguerrirent dans la lutte, pour proclamer le premier novembre comme « un tournant historique décisif ».
C’est ainsi, conclut le président de la République, qu’a débuté la Révolution de libération bénie, « témoignage d’un peuple libre qui a payé le prix le plus lourd de son sang pour que l’Algérie vive digne et fière et que le message de Novembre demeure éternel ». Salim Amokrane

