Apparition de cas de gale dans deux écoles : Le ministère de la Santé confirme mais rassure
Quand deux cas de gale surviennent dans des écoles, le risque de rumeur va plus vite que le parasite lui-même. Pour éviter l’emballement, le ministère de la Santé a tenu à remettre les faits à leur juste mesure.
L’info a circulé en quelques heures sur les réseaux sociaux : des cas de gale auraient été détectés dans plusieurs établissements scolaires. Face à l’inquiétude grandissante, le ministère de la Santé a tenu à clarifier la situation. « Les rapports de santé scolaire ont effectivement confirmé l’existence de cas de gale dans certaines écoles », a déclaré le directeur général de la prévention et de la promotion de la santé, le Dr Djamel Fourar, lors d’une conférence de presse organisée à l’Institut national de santé publique, à Alger. Une mise au point essentielle pour éviter les malentendus alors que les discussions en ligne alimentaient la confusion.Selon le responsable, deux cas seulement ont été diagnostiqués à l’échelle nationale, répartis dans deux wilayas. Sans citer les régions concernées, Dr Fourar a insisté sur la gestion rigoureuse de la situation : « L’affaire a été prise avec sérieux. Les unités de dépistage et de suivi ont été activées et le problème a été résolu ». La gale, maladie cutanée contagieuse provoquée par un parasite microscopique, demeure associée à de nombreux préjugés. Elle est parfois perçue comme un signe de manque d’hygiène ou de précarité, alors qu’elle se transmet principalement par contact prolongé avec une personne infectée ou par le partage de vêtements. Le ministère rappelle que la prise en charge est rapide, efficace et bien connue des services de santé. Les cas enregistrés en Algérie restent rares : la dernière alerte marquante remonte à 2020, lorsqu’une vingtaine de cas avaient été signalés dans une école d’Aïn Bessam. Pour prévenir toute recrudescence, le ministère a réaffirmé sa stratégie globale de lutte contre les maladies transmissibles. Les actions engagées reposent sur un renforcement de la surveillance, le dépistage précoce et la réponse rapide, mais aussi sur l’amélioration continue de l’hygiène environnementale. Une instruction adressée aux directions de la santé le 6 novembre détaille d’ailleurs la procédure à suivre en milieu scolaire en cas de suspicion.
En reposant les faits et en expliquant les mesures prises, les autorités sanitaires ont voulu rappeler qu’il ne s’agit pas d’une résurgence inquiétante, mais d’un épisode parfaitement maîtrisé. Une réponse posée, loin du sensationnalisme, qui replace la vigilance et l’information juste au cœur de la prévention.
Lyna Larbi

