Législatives du 2 juillet : L’ANIE accélère les préparatifs sur tous les fronts
À deux mois des élections législatives du 2 juillet, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) enchaîne les décisions. Après la publication du décret exécutif fixant les circonscriptions électorales, c’est au tour de la communauté algérienne établie à l’étranger de connaître les modalités de sa représentation parlementaire. Douze sièges à l’Assemblée populaire nationale (APN) sont réservés à la diaspora, répartis en huit zones géographiques couvrant l’ensemble des représentations diplomatiques algériennes dans le monde. C’est ce qu’a annoncé l’ANIE lundi dans un communiqué, en application du décret exécutif n° 26-165 du 3 mai 2026, lui-même pris sur la base de la loi du 8 avril 2026 fixant les circonscriptions électorales. La France concentre à elle seule six de ces douze sièges, répartis entre trois zones distinctes couvrant Paris et sa banlieue (2 sièges), le nord et l’est du territoire français (2 sièges), puis Lyon, Marseille et le reste du sud (2 sièges). Les candidatures pour ces zones seront déposées auprès des coordinateurs de l’ANIE dans les consulats de Paris, Lille et Marseille. Les six sièges restants sont distribués entre les autres régions du monde : deux pour l’Amérique du Nord et l’Amérique latine, un pour le Maghreb et le reste de l’Afrique, un pour le Moyen-Orient et l’Asie, un pour un groupe de quatorze pays d’Europe du Nord et de l’Est (Allemagne, Belgique, Royaume-Uni, pays scandinaves, Russie, Ukraine, Pays-Bas, Pologne, Tchéquie et Slovaquie), et enfin un dernier siège pour l’Europe du Sud et centrale, un ensemble allant du Portugal à la Turquie en passant par l’Italie, la Suisse, les Balkans et la Grèce. Les ambassades algériennes à Tunis, Washington, Doha, Bruxelles et Madrid serviront de points de dépôt des candidatures.
En parallèle, l’ANIE a conduit la veille, dimanche, des visites de travail dans quatre wilayas nouvellement créées : El Kantara, El Aricha, El-Abiodh Sidi Cheikh et Ksar Chellala. L’objectif : vérifier que les coordinateurs locaux disposent bien des moyens nécessaires pour conduire le processus électoral dans les délais. Les membres de l’ANIE ont notamment vérifié la présence de ressources humaines suffisantes, l’existence d’une salle d’opérations reliée à un réseau sécurisé à haut débit pour la saisie des données, et d’un espace dédié à la conservation des dossiers. Ces nouvelles wilayas, issues du dernier redécoupage administratif, constituent un défi logistique particulier : leurs structures administratives sont encore jeunes, et l’organisation d’un scrutin national dans ces territoires exige un accompagnement spécifique.
Le rythme des annonces donne la mesure de l’urgence : en moins d’un mois, la loi fixant les circonscriptions électorales a été adoptée, le décret d’application signé, et les modalités pratiques pour la diaspora publiées. L’ANIE se retrouve à piloter simultanément la préparation dans des territoires aussi éloignés que Ksar Chellala et Washington.
Chokri Hafed

