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Liban : L’armée sioniste massacre des familles et bombarde les abords d’un hôpital

En quelques heures, deux frappes de l’armée d’occupation sioniste ont fauché dimanche au moins onze vies au Liban, dont six membres d’une même famille déplacée dans le sud du pays, et semé la terreur aux portes du plus grand hôpital public de Beyrouth. Un bilan qui s’ajoute à celui, accablant, d’une campagne de bombardements qui n’a jamais vraiment cessé. La première frappe a touché Kfar Hatta, localité du sud du Liban, en plein jour. Sept personnes y ont trouvé la mort, dont six membres d’une même famille qui avait déjà été contrainte de fuir un village plus au sud sous la pression de l’avancée sioniste. Sans véhicule pour s’évacuer, la famille attendait l’arrivée d’un proche venu à leur secours. Selon une source de la Défense civile libanaise, l’homme a lui aussi été tué à son arrivée sur place. Sept martyrs pour une seule frappe, sur des civils déplacés, sans armes, qui cherchaient simplement à survivre. Quelques heures plus tard, c’est le cœur de Beyrouth qui a été frappé. Une frappe sioniste a visé le quartier de Jnah, dans la banlieue sud de la capitale, à moins de cent mètres de l’hôpital Rafic Hariri, le plus grand établissement médical public du Liban. Le ministère libanais de la Santé a annoncé un premier bilan de quatre martyrs et 39 blessés. Devant l’entrée de l’hôpital, des témoins décrivaient des scènes de chaos : une vingtaine de personnes en pleurs massées devant les portes, des ambulances toutes sirènes hurlantes se frayant un chemin dans un quartier déjà meurtri. Frapper à cent mètres d’un hôpital, c’est frapper l’hôpital lui-même — et avec lui, tout ce que le droit international humanitaire est censé protéger.

Ces deux frappes ne sont pas des actes isolés. Depuis le 2 mars, l’armée d’occupation sioniste a déclenché une campagne massive de bombardements sur l’ensemble du territoire libanais. Le bilan cumulé établi par le ministère libanais de la Santé est sans appel : 1 422 martyrs et 4 294 blessés en un peu plus d’un mois. Au cours des seules dernières 24 heures précédant ce dimanche, 54 citoyens sont tombés en martyrs et 156 autres ont été blessés.

Ce qui rend ces violences plus insupportables encore, c’est le contexte dans lequel elles s’inscrivent. Un accord de cessez-le-feu est entré en vigueur le 27 novembre 2024. Il stipulait explicitement le retrait des forces sionistes du sud du Liban dans un délai de soixante jours, prorogé ensuite par le gouvernement libanais jusqu’au 18 février 2025. Or, l’armée d’occupation sioniste maintient à ce jour cinq avant-postes sur le territoire libanais souverain et continue de frapper des populations civiles en toute impunité. Les autorités libanaises exigent le respect de cet accord et le retrait immédiat des forces d’occupation, sans être entendues.

L.S.

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