Industrie automobile : Une nouvelle unité sortira de terre cet été à Batna
La wilaya de Batna s’impose progressivement comme un pôle automobile de référence dans l’est algérien. Le wali de Batna, Riad Benahmed, a effectué une sortie de terrain à Zana El Beïda, commune du nord de la wilaya, pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de l’usine Sokon Algérie. Sur place, selon le communiqué officiel de la wilaya, il a inspecté «le niveau de progression des travaux de réalisation de l’usine Sokon Algérie, destinée à l’assemblage de voitures, de camions et d’autobus». Le message adressé aux responsables du projet ne souffre d’aucune ambiguïté : le wali «a insisté sur la nécessité d’accélérer le rythme d’exécution et de respecter les délais de réception de la première ligne de production — parmi les trois lignes programmées — avant la fin de l’été en cours».
Ce qui retient l’attention dans ce communiqué, c’est la mention explicite des difficultés qui ont freiné le projet et qui sont désormais résolues. La wilaya indique que «tous les obstacles auxquels le projet faisait face ont été levés» et que le site a été raccordé «aux différents réseaux vitaux», conditions nécessaires pour «une mise en exploitation dans les meilleures conditions». Le site de Zana El Beïda a été attribué au porteur du projet dans le cadre d’un contrat de concession foncière. Dans un premier temps, l’assemblage sera réalisé en mode SKD — Semi Knocked Down —, c’est-à-dire à partir de véhicules partiellement démontés, avant une montée en puissance vers le mode CKD, Completely Knocked Down, qui implique un niveau d’intégration locale bien plus élevé. L’impact social du projet est significatif pour la wilaya des Hauts-Plateaux. Plus de 450 postes d’emploi permanents et environ 900 postes non permanents, soit un total de près de 1 350 emplois devraient être créés. À terme, une fois le mode CKD pleinement opérationnel, ce chiffre pourrait encore progresser. Le projet intègre également des objectifs structurants à moyen terme : constitution d’un réseau de sous-traitants locaux, formation de la main-d’œuvre et transfert technologique — trois piliers d’une industrialisation durable.
Samir Benisid

