Diaspora : L’Apostille numérique généralisée dès juillet
Apostille dématérialisée, services simplifiés… Alger accélère la modernisation de ses outils consulaires au bénéfice des quelque 10 millions d’Algériens établis à l’étranger. Le secrétaire d’État chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib, a tenu mercredi une séance de travail avec la Haut-commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud. Au programme : faire le point sur le chantier, déjà bien engagé, de la transformation numérique des services consulaires. Le ministère des Affaires étrangères, qui a rendu l’information publique dans un communiqué, précise que les deux responsables ont passé en revue, « en présence de cadres des deux secteurs », l’état d’avancement des projets communs. Ils ont salué, selon le même texte, « les progrès qualitatifs accomplis dans cette démarche ». La mesure la plus tangible annoncée lors de cette rencontre concerne le service Apostille — cette légalisation internationale de documents indispensable à tout expatrié ayant des actes à faire valoir hors d’Algérie. Sa dématérialisation complète est désormais calée sur une date précise : le 9 juillet 2026. Le communiqué indique que « la mise en service est prévue à compter du 9 juillet 2026, conformément aux dispositions de la Convention de La Haye » relative à l’authentification des actes publics étrangers.
Une avancée qui devrait épargner à des milliers de ressortissants des déplacements coûteux aux guichets consulaires, souvent éloignés de leur lieu de résidence.
Cette réunion s’inscrit dans un cadre plus large : la Stratégie nationale de transformation numérique 2025-2030, à laquelle s’adosse le plan d’action du ministère. Les deux parties ont réaffirmé leur « attachement conjoint à poursuivre les efforts visant à renforcer la modernisation du système consulaire et à fournir des services accessibles répondant aux attentes de la communauté nationale résidant à l’étranger ».
La promesse est claire : des démarches administratives simplifiées et « des transactions de haute qualité ». Pour une diaspora longtemps éprouvée par des procédures lourdes et des délais à rallonge, le compte à rebours a commencé.
Salim Amokrane

