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Protection civile : L’équipe de sauvetage urbain rejoint l’élite mondiale des secours

C’est une consécration qui ne s’obtient pas facilement. L’équipe de recherche et de sauvetage en milieu urbain de la Protection civile vient d’être officiellement reclassifiée par l’INSARAG, le Groupe consultatif international de recherche et de sauvetage relevant des Nations Unies. Un communiqué publié ce samedi par la Protection civile décrit cet aboutissement comme «un nouvel exploit venant enrichir le palmarès de la Protection civile algérienne dans les domaines de l’action humanitaire et de la réponse aux catastrophes». La procédure n’a rien d’une formalité. L’équipe lourde de recherche et de sauvetage en milieu urbain — désignée sous l’acronyme HUSAR — a subi «une évaluation opérationnelle rigoureuse et exhaustive, menée par des experts internationaux accrédités issus de 12 pays, conformément aux normes strictes établies par l’INSARAG des Nations Unies». L’exercice final s’est tenu en Algérie du 14 au 17 avril 2026 et a passé au crible l’ensemble des volets de l’action d’urgence : commandement, opérations de sauvetage, soutien médical et logistique. Rien n’a été laissé au hasard. Forte de 86 éléments aux profils complémentaires — équipes cynotechniques, spécialistes du déblaiement, ingénieurs en évaluation de structures, experts en prévention et en risques chimiques —, l’unité est le fruit d’un investissement de longue haleine. Ses membres «ont bénéficié d’un programme de formation intensif, théorique et pratique, s’étalant sur plus de deux années, en Algérie et à l’étranger, sous l’encadrement d’experts nationaux et internationaux», précise le communiqué. Ce n’est pas non plus la première fois que l’Algérie passe le test : une première certification avait déjà été obtenue en 2017. La reclassification de 2026 confirme la capacité du corps à «maintenir les normes standards internationales les plus élevées et à renforcer en permanence sa préparation opérationnelle».

Le résultat est sans appel. Au terme des évaluations, l’équipe a «démontré un haut niveau de professionnalisme, de discipline et de disponibilité opérationnelle», lui permettant d’intégrer «un cercle restreint d’environ 60 équipes certifiées à l’échelle mondiale». Concrètement, cette classification lourde atteste de sa capacité à «intervenir de manière autonome pendant une durée pouvant atteindre dix jours en zone sinistrée, avec ses propres moyens» — une autonomie qui fait toute la différence lors des premières heures critiques d’une catastrophe. Au-delà de la performance technique, la Protection civile y voit la confirmation d’un positionnement géopolitique. «Cette reconnaissance internationale confirme que l’Algérie, à travers son organisme de Protection civile, s’impose aujourd’hui comme un acteur majeur du dispositif international de réponse aux catastrophes, ainsi qu’une force de proposition et de solidarité dans l’action humanitaire multilatérale», affirme le communiqué. Une ambition que le corps entend traduire dans les faits : la reclassification, loin d’être un point d’arrivée, est présentée comme «un motif pour poursuivre le développement des capacités et renforcer davantage la préparation opérationnelle».

Lyna Larbi

admin

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