Culture

17 sites culturels et archéologiques recensés à Ain Temouchent : Un patrimoine à valoriser

La wilaya d’Ain Temouchent compte 17 sites archéologiques recensés par les services de la Culture, dont quatre déjà classés au patrimoine national, et les autorités locales veulent désormais accélérer leur mise en valeur, a annoncé dimanche à l’APS le directeur local du secteur, Abdelali Goudid. Longtemps restée à l’ombre de sites plus médiatisés, cette wilaya de l’Ouest algérien détient un patrimoine antique dont l’ampleur commence tout juste à être pleinement mesurée. Selon M. Goudid, ce riche gisement fait l’objet « d’actions de valorisation, ainsi que de nombreuses études », un travail de fond mené parallèlement à l’inventaire des sites encore en attente de classement. Parmi les quatre monuments déjà inscrits sur la liste du patrimoine national figure le mausolée royal de Syphax, vestige remontant au IIIe siècle avant J.-C. et associé au souverain numide dont il porterait le nom. À ses côtés, la cité antique de Siga, ancienne capitale du royaume des Massaesyles, la mosquée Sidi Yacoub, dans la commune d’Oulhaça, et la station expérimentale des ressources marines de Béni Saf, plus connue sous le nom d’Aquarium, complètent cette liste restreinte de sites jugés d’intérêt historique et civilisationnel majeur. Le responsable local a insisté sur l’attrait scientifique de cet ensemble, précisant que la portée historique de ces quatre monuments « suscite un vif intérêt auprès des chercheurs spécialisés en archéologie ».

C’est toutefois le mausolée de Syphax qui concentre les ambitions les plus fortes. Les autorités culturelles de la wilaya travaillent à constituer un dossier en vue de son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, convaincues que la valeur exceptionnelle de ce monument antique justifie une reconnaissance internationale. Un dossier de longue haleine, dans un domaine où les procédures de classement s’étalent généralement sur plusieurs années.

En parallèle, plusieurs autres édifices font l’objet de démarches de classement en cours d’instruction à l’image la vieille mosquée du quartier Ghar El-Baroud, à Béni Saf, la mosquée de Sidi Saïd ainsi que la mosquée antique de la ville d’Aïn Temouchent elle-même. S’y ajoute le site archéologique de Camérata, vaste étendue qui court de la commune d’Aïn Tolba jusqu’à la plage de Sidi Djelloul, et dont l’inscription viendrait enrichir un patrimoine côtier encore peu exploré. Au-delà du seul classement administratif, le secteur de la Culture entend inscrire l’ensemble de ces vestiges dans une logique touristique, en les intégrant aux circuits à vocation historique et religieuse de la région. Une manière de faire valoir un héritage numide, punique et ottoman dont la richesse reste, pour une large part, encore à révéler au grand public.

Mohand S.

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