Culture

Des projections de films en plein air et au niveau des plages : Le cinéma algérien plante sa toile sous les étoiles

Le cinéma algérien sort des salles pour s’installer sous les étoiles. Le Centre national du cinéma et le Centre algérien de développement du cinéma multiplient les projections gratuites en plein air, entre mémoire nationale et comédie populaire, pour toucher un public familial loin des circuits classiques de diffusion.

Le Centre national du cinéma (CNC) et le Centre algérien de développement du cinéma (CADC) poursuivent en cette rentrée un vaste programme de projections en plein air lancé dès juillet 2026 pour célébrer le 64ᵉ anniversaire de l’indépendance, avec deux rendez-vous marquants.

Ainsi dans le cadre du programme « Ciné-plage », le CNC s’est associé à Jijel à la direction de la Culture et des Arts de la wilaya pour organiser une série de projections gratuites destinées aux enfants et aux familles pendant cinq jours, sur la corniche de Boumarchi et sur la plage de Kotama. L’initiative s’inscrit dans la politique du ministère de la Culture et des Arts visant à animer les espaces publics côtiers durant la saison estivale, quand l’affluence des vacanciers offre au septième art un public naturellement disponible. Après les escales de Sidi Fredj, des Sablettes ou encore de Blida au cœur de l’été, Jijel prolonge donc ce tour d’Algérie du cinéma populaire, pensé pour rapprocher les œuvres nationales du grand public loin des salles obscures.

Dans le même esprit, l’Ecopark de Oued Smar accueille cette semaine deux séances de cinéma sous les étoiles, entrée libre et ouverte à tous. Mardi 15 septembre à 21h, le public pourra découvrir Dzayer, du réalisateur Sofiane Mehdi Tsabbast, un drame de guerre qui revient sur la Révolution de libération et les sacrifices du peuple algérien à travers des destins de moudjahidine, dans une démarche de mémoire nationale. Jeudi 17 septembre, toujours à 21h, place à la comédie avec Hassan Taxi, de Mohamed Slim Riad, qui suit les mésaventures cocasses d’un chauffeur de taxi bien connu d’Alger, interprété par le regretté Rouiched et de ses passagers, entre quiproquos et situations rocambolesques.

Ces deux soirées gratuites confirment l’ancrage de la formule du cinéma en plein air dans le paysage culturel algérien, portée depuis plusieurs années par des espaces comme le port de Sidi Fredj et aujourd’hui élargie à de nouveaux lieux populaires de la capitale et des wilayas côtières. L’enjeu dépasse, pour les organisateurs, le simple divertissement estival, il s’agit de faire vivre le patrimoine cinématographique national auprès d’un public familial, loin des circuits classiques de diffusion, et de soutenir une production algérienne de plus en plus présente sur la scène des festivals régionaux et internationaux.

Mohand Seghir

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