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Assemblée générale de l’ONU : La « confiance » à rebâtir sous le regard du monde

Les dirigeants du monde entier se retrouvent mardi à New York pour le grand rendez-vous diplomatique de l’année. Le débat général de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies s’ouvre sous le thème « Rétablir la confiance, gérer les transformations : une Organisation des Nations unies au service de tous ». Il s’inscrit dans un contexte de fortes tensions sécuritaires, géopolitiques et économiques, où se jouent chaque année les équilibres du multilatéralisme. Selon la tradition diplomatique, c’est le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva qui ouvrira les débats, avant le président américain Donald Trump, dirigeant du pays hôte. La première matinée verra aussi défiler le président turc Recep Tayyip Erdogan, l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, le roi Abdallah II de Jordanie et le président kirghiz Sadyr Japarov. Suivront notamment Emmanuel Macron, le Lituanien Gitanas Nausėda, la Péruvienne Keiko Fujimori, le Chilien José Antonio Kast, le Finlandais Alexander Stubb, le grand-duc Guillaume de Luxembourg et l’Angolais João Lourenço. Ouverte officiellement le 8 septembre, la session verra le débat général se poursuivre jusqu’au 26 septembre, avant les dernières interventions le 28.

Avant même le coup d’envoi, l’Afrique a fait entendre sa voix. Lundi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, se sont entretenus en marge de l’Assemblée. Dans un communiqué, l’UA indique que leurs discussions ont porté sur « la durabilité de la dette africaine et la nécessité de permettre au continent de tirer davantage de valeur de ses ressources minérales critiques ». Le message est clair, la réforme de l’architecture financière internationale reste, pour le continent, une revendication de fond. Sur le volet sécuritaire, les deux responsables ont insisté sur l’importance de « renforcer l’architecture africaine de paix et de sécurité, en mettant l’accent sur la diplomatie préventive, la médiation et la mobilisation des ressources nécessaires » à des solutions « conduites par les Africains », précise l’UA. Le Sahel, la Libye, le Soudan, le Soudan du Sud, la Somalie et la République démocratique du Congo figuraient parmi les crises passées en revue. Pour la RDC, l’ONU et l’UA ont réaffirmé leur soutien à la médiation menée par le Togo, afin de dénouer la crise dans l’est du pays.

Les échanges ont aussi porté sur les répercussions des conflits, des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et des difficultés sur les grands passages maritimes, sans oublier les effets des événements climatiques sur les économies et la sécurité alimentaire du continent. Les deux parties ont enfin réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération et de finaliser leur feuille de route commune au-delà de 2026.

R.I.

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