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Skikda : 4,6 milliards pour la réhabilitation de trois infrastructures sportives

Face à la dégradation de plusieurs équipements sportifs, la wilaya de Skikda engage une opération de réhabilitation de trois infrastructures pour une enveloppe globale de 4,6 milliards de centimes. La piscine d’El Harrouch ainsi que les salles omnisports de Collo et d’Azzaba sont concernées par ces travaux, destinés à améliorer les conditions d’accueil des sportifs et à permettre aux clubs de reprendre normalement leurs activités.

Le constat dressé au niveau de plusieurs infrastructures sportives de la wilaya de Skikda a fini par imposer une intervention. Trois équipements vont ainsi bénéficier prochainement de travaux de réhabilitation pour une enveloppe globale de 4,6 milliards de cts, selon les informations communiquées par la Direction de la jeunesse et des sports. Selon la même source, il s’agit de la piscine d’El Harrouch et des salles omnisports de Collo et d’Azzaba. Les procédures administratives étant achevées et les marchés attribués, ces opérations devraient désormais entrer dans leur phase de réalisation. La plus importante enveloppe, estimée à 2,1 milliards de cts, est destinée à la salle omnisports d’Azzaba. La piscine d’El Harrouch bénéficiera, pour sa part, d’un financement de 1,4 milliard de cts, alors qu’une enveloppe de 1,1 milliard de cts est consacrée à la salle omnisports de Collo. Au-delà de l’aspect matériel, ces opérations répondent à un impératif de remise à niveau d’installations dont l’état de dégradation ne permet plus, dans certains cas, d’assurer l’accueil des sportifs dans des conditions satisfaisantes. En effet, les dégradations relevées concernent aussi bien le bâti que certains éléments structurels. Des infiltrations ont notamment été constatées au niveau des bassins de la piscine d’El Harrouch, tandis que les toitures de plusieurs salles présentent des signes de détérioration, avec notamment des plaques susceptibles de se détacher. Une situation qui pose à la fois la question de la sécurité des usagers et celle de la continuité des activités sportives. Pour les associations et les clubs locaux, les conséquences se font déjà sentir. La fermeture ou la limitation d’accès à certaines installations a perturbé les entraînements et contraint plusieurs structures à adapter leur fonctionnement. Dans certaines disciplines, les clubs ont dû rechercher des solutions de remplacement dans d’autres communes afin de maintenir leurs séances. C’est notamment le cas des clubs de natation d’El Harrouch, qui ont dû transférer leurs entraînements vers la piscine de Sidi Mezghiche, mise en service il y a deux ans. Une solution qui permet d’assurer une certaine continuité, mais qui ne constitue pas une réponse durable aux besoins des sportifs de la commune. La remise en état de la piscine d’El Harrouch revêt donc un enjeu particulier pour les pratiquants, notamment les jeunes inscrits dans les clubs et les écoles sportives. La réhabilitation des trois équipements devrait ainsi contribuer à rétablir progressivement les conditions nécessaires au fonctionnement régulier des clubs, à l’organisation des entraînements et à l’encadrement des jeunes. Elle intervient également dans un contexte où les infrastructures de proximité jouent un rôle important dans le développement de la pratique sportive et la détection des jeunes talents. Si le lancement de ces trois opérations constitue une avancée, le programme de remise à niveau des infrastructures sportives de la wilaya reste loin d’être achevé, car d’autres équipements connaissent également des difficultés qui nécessitent des interventions. Les consultations engagées pour la salle omnisports d’El Harrouch ainsi que pour les piscines d’Azzaba et de Skikda n’ont, en effet, pas permis de retenir des entreprises. Ces procédures ayant été déclarées infructueuses, elles devront être relancées afin de permettre la prise en charge des installations concernées. Le cas du stade de football d’Azzaba fait également l’objet d’une attention particulière. Une étude est actuellement menée afin de déterminer précisément la nature et l’ampleur des travaux à engager, notamment au niveau des tribunes. Cette étape devrait permettre de disposer d’un diagnostic préalable avant de définir les interventions nécessaires et leur financement. La situation met ainsi en évidence l’importance d’une programmation régulière des opérations d’entretien et de réhabilitation des infrastructures sportives.

Sofia Chahine

admin

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